"Au-delà de la grande théorie à Bruxelles, il est bon de sentir le terrain", lâche le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, habitué des visites dans les centres. Cette mission n'était pas pensée comme une opportunité de redorer le blason après une semaine agitée. "Elle était programmée bien avant", souligne Theo Francken à l'issue d'une prise de contact avec les travailleurs et les pensionnaires des Logis. Les femmes qui y sont accueillies sont encore en procédure d'asile. "Espérons que ce soit positif, bonne chance, hein", souffle-t-il à l'une d'entre elles avant d'aller au contact avec quelques enfants africains accueillis dans la crèche du complexe. A quelques mètres, d'autres enfants s'affairent à l'atelier où ils sont encadrés par des bénévoles le mercredi après-midi. Septante-huit personnes, vingt-cinq femmes et cinquante-trois enfants, vivent au Logis dans vingt-et-un appartements. Au total, 136 familles ont été accueillies à Louvranges depuis l'ouverture de l'institution en juillet 2010. Elles proviennent essentiellement de Guinée, de la République du Congo, de Somalie, d'Erythrée, d'Ethiopie, d'Afghanistan, de Syrie, de Djibouti et d'Irak. Les pensionnaires ont généralement été victimes de violence trouvant leur origine dans la problématique du genre (mariages forcés...), de problèmes médicaux, psychologiques ou psychiatriques. D'autres souffrent de problèmes relationnels avec leurs enfants ou ont eu une grossesse difficile (y compris des problèmes d'accouchement après un viol). Certaines enfin éprouvent une grande vulnérabilité sociale (traite des êtres humains, violence domestique, mutilations génitales...), ont été victimes de violence sexuelle grave dans un centre d'accueil ou en Belgique. La plupart des femmes ont été victimes de violence liée au genre, entraînant des problèmes physiques ou psychologiques. A l'issue de leur procédure, les pensionnaires sont soit déboutées, et invitées à quitter le territoire, soit reconnues réfugiées. Certaines continuent alors à bénéficier d'un accompagnement social et psychologique lorsqu'elles quittent le Logis, même si l'objectif de Caritas est d'apprendre aux mères l'autonomie et aux enfants l'acquisition d'un rythme. (Belga)

"Au-delà de la grande théorie à Bruxelles, il est bon de sentir le terrain", lâche le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, habitué des visites dans les centres. Cette mission n'était pas pensée comme une opportunité de redorer le blason après une semaine agitée. "Elle était programmée bien avant", souligne Theo Francken à l'issue d'une prise de contact avec les travailleurs et les pensionnaires des Logis. Les femmes qui y sont accueillies sont encore en procédure d'asile. "Espérons que ce soit positif, bonne chance, hein", souffle-t-il à l'une d'entre elles avant d'aller au contact avec quelques enfants africains accueillis dans la crèche du complexe. A quelques mètres, d'autres enfants s'affairent à l'atelier où ils sont encadrés par des bénévoles le mercredi après-midi. Septante-huit personnes, vingt-cinq femmes et cinquante-trois enfants, vivent au Logis dans vingt-et-un appartements. Au total, 136 familles ont été accueillies à Louvranges depuis l'ouverture de l'institution en juillet 2010. Elles proviennent essentiellement de Guinée, de la République du Congo, de Somalie, d'Erythrée, d'Ethiopie, d'Afghanistan, de Syrie, de Djibouti et d'Irak. Les pensionnaires ont généralement été victimes de violence trouvant leur origine dans la problématique du genre (mariages forcés...), de problèmes médicaux, psychologiques ou psychiatriques. D'autres souffrent de problèmes relationnels avec leurs enfants ou ont eu une grossesse difficile (y compris des problèmes d'accouchement après un viol). Certaines enfin éprouvent une grande vulnérabilité sociale (traite des êtres humains, violence domestique, mutilations génitales...), ont été victimes de violence sexuelle grave dans un centre d'accueil ou en Belgique. La plupart des femmes ont été victimes de violence liée au genre, entraînant des problèmes physiques ou psychologiques. A l'issue de leur procédure, les pensionnaires sont soit déboutées, et invitées à quitter le territoire, soit reconnues réfugiées. Certaines continuent alors à bénéficier d'un accompagnement social et psychologique lorsqu'elles quittent le Logis, même si l'objectif de Caritas est d'apprendre aux mères l'autonomie et aux enfants l'acquisition d'un rythme. (Belga)