"Vous devez être le roi du peuple! ", "Liberté! ", ont tagué sur le bitume d'une des grandes artères commerciales de la capitale quelques-uns des 20.000 manifestants réunis, selon une estimation de l'AFP. Le mouvement se montre de plus en plus vindicatif à l'encontre de la monarchie, un tabou dans le royaume jusqu'il y a encore peu. "Je ne pensais pas que cela arriverait un jour dans mon pays", s'est félicité Luke, 29 ans, l'un des graffeurs. En Thaïlande, toute critique envers le monarque et sa famille peut être considérée comme un crime de lèse-majesté et est dès lors passible de nombreuses années de prison. Plusieurs milliers de protestataires - arborant parfois boucliers, casques et masques à gaz - étaient massés devant le quartier général de la police, protégé par des camions à benne, des blocs de béton et des barbelés. Certains ont lancé des projectiles sur le mur de l'édifice, tandis que d'autres utilisaient des pistolets à eau pour projeter de la peinture à l'intérieur de l'enceinte. Plus tôt, le porte-parole de la police nationale, Yingyos Thepjamnong, avait pourtant averti les protestataires de ne pas s'approcher de l'édifice, ajoutant que plus de 2.000 policiers avaient été déployés pour le préserver. Le mouvement, dans la rue depuis l'été, demande la démission du Premier ministre Prayut Chan-O-Cha, issu d'un coup d'État en 2014, et une réécriture de la Constitution, jugée trop favorable à l'armée. Il réclame surtout l'abolition de la loi de lèse-majesté, un contrôle sur la fortune royale et la non ingérence du souverain dans les affaires politiques. Le Parlement a voté dans la soirée pour décider quels projets d'amendements constitutionnels il accepte d'examiner. Concernant une réforme de la royauté, il a juste accepté la mise en place d'une assemblée constituante. Le mouvement pro-démocratie assure vouloir moderniser l'institution, mais en aucun cas ne souhaiter l'abolir. Monté sur le trône en 2016 au décès de son père, le vénéré roi Bhumibol, Maha Vajiralongkorn est une personnalité controversée.En quelques années, il a renforcé ses pouvoirs en prenant notamment directement le contrôle de la fortune royale. Ses fréquents séjours en Europe, alors que le pays est en pleine récession depuis la pandémie de coronavirus, ont aussi soulevé des interrogations. (Belga)

"Vous devez être le roi du peuple! ", "Liberté! ", ont tagué sur le bitume d'une des grandes artères commerciales de la capitale quelques-uns des 20.000 manifestants réunis, selon une estimation de l'AFP. Le mouvement se montre de plus en plus vindicatif à l'encontre de la monarchie, un tabou dans le royaume jusqu'il y a encore peu. "Je ne pensais pas que cela arriverait un jour dans mon pays", s'est félicité Luke, 29 ans, l'un des graffeurs. En Thaïlande, toute critique envers le monarque et sa famille peut être considérée comme un crime de lèse-majesté et est dès lors passible de nombreuses années de prison. Plusieurs milliers de protestataires - arborant parfois boucliers, casques et masques à gaz - étaient massés devant le quartier général de la police, protégé par des camions à benne, des blocs de béton et des barbelés. Certains ont lancé des projectiles sur le mur de l'édifice, tandis que d'autres utilisaient des pistolets à eau pour projeter de la peinture à l'intérieur de l'enceinte. Plus tôt, le porte-parole de la police nationale, Yingyos Thepjamnong, avait pourtant averti les protestataires de ne pas s'approcher de l'édifice, ajoutant que plus de 2.000 policiers avaient été déployés pour le préserver. Le mouvement, dans la rue depuis l'été, demande la démission du Premier ministre Prayut Chan-O-Cha, issu d'un coup d'État en 2014, et une réécriture de la Constitution, jugée trop favorable à l'armée. Il réclame surtout l'abolition de la loi de lèse-majesté, un contrôle sur la fortune royale et la non ingérence du souverain dans les affaires politiques. Le Parlement a voté dans la soirée pour décider quels projets d'amendements constitutionnels il accepte d'examiner. Concernant une réforme de la royauté, il a juste accepté la mise en place d'une assemblée constituante. Le mouvement pro-démocratie assure vouloir moderniser l'institution, mais en aucun cas ne souhaiter l'abolir. Monté sur le trône en 2016 au décès de son père, le vénéré roi Bhumibol, Maha Vajiralongkorn est une personnalité controversée.En quelques années, il a renforcé ses pouvoirs en prenant notamment directement le contrôle de la fortune royale. Ses fréquents séjours en Europe, alors que le pays est en pleine récession depuis la pandémie de coronavirus, ont aussi soulevé des interrogations. (Belga)