"Le défi logistique est un casse-tête insoluble pour le testing salivaire, en Fédération Wallonie-Bruxelles comme en Flandre, et les premières analyses font apparaître des bénéfices très limités", a justifié la ministre, par la voix de son porte-parole. "Comme les autres entités, la Fédération Wallonie-Bruxelles travaille au déploiement d'auto-tests selon des modalités spécifiques dont la définition est en cours de finalisation", a ajouté Mme Désir (PS). Pendant tout le mois de mars, plus de 2.200 enseignants issus de 20 écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles et 40 de Flandre se sont soumis chaque matin à un test salivaire à domicile, avant d'envoyer leur échantillon aux laboratoires. Le résultat était connu dans la soirée. Le projet-pilote n'a permis d'identifier que deux clusters: un en Wallonie et un à Bruxelles. La Flandre l'a abandonné. L'étendre aux 2.700 établissements d'enseignement fondamental et secondaire de la FWB aurait nécessité de livrer le matériel d'une centrale aux écoles pour tester les enseignants (volontaires) une à deux fois par semaine, porter les tests aux hotspots, etc. Solliciter une nouvelle fois la bonne volonté de directions d'école déjà surchargées par la situation de crise était inenvisageable. Et si la proposition promue par le vice-recteur à la recherche de l'ULiège, Fabrice Bureau, fournissait gratuitement les kits à la FWB, l'argent public était lourdement sollicité pour l'analyse des tests à charge du budget de l'Inami. À raison de 46,8 euros par test à réaliser une à deux fois par semaine sur un maximum d'enseignants, le coût aurait pu exploser à 6,5 millions d'euros par semaine pour le sud du pays. Au-delà d'un ratio coût-bénéfice faible, d'aucuns rappellent aussi que le projet-pilote a été imposé par le commissariat corona à une époque où les autotests n'étaient pas encore en vue. La Fédération Wallonie-Bruxelles est désormais inscrite dans cette stratégie d'autotests, jugée plus efficace et moins coûteuse. (Belga)

"Le défi logistique est un casse-tête insoluble pour le testing salivaire, en Fédération Wallonie-Bruxelles comme en Flandre, et les premières analyses font apparaître des bénéfices très limités", a justifié la ministre, par la voix de son porte-parole. "Comme les autres entités, la Fédération Wallonie-Bruxelles travaille au déploiement d'auto-tests selon des modalités spécifiques dont la définition est en cours de finalisation", a ajouté Mme Désir (PS). Pendant tout le mois de mars, plus de 2.200 enseignants issus de 20 écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles et 40 de Flandre se sont soumis chaque matin à un test salivaire à domicile, avant d'envoyer leur échantillon aux laboratoires. Le résultat était connu dans la soirée. Le projet-pilote n'a permis d'identifier que deux clusters: un en Wallonie et un à Bruxelles. La Flandre l'a abandonné. L'étendre aux 2.700 établissements d'enseignement fondamental et secondaire de la FWB aurait nécessité de livrer le matériel d'une centrale aux écoles pour tester les enseignants (volontaires) une à deux fois par semaine, porter les tests aux hotspots, etc. Solliciter une nouvelle fois la bonne volonté de directions d'école déjà surchargées par la situation de crise était inenvisageable. Et si la proposition promue par le vice-recteur à la recherche de l'ULiège, Fabrice Bureau, fournissait gratuitement les kits à la FWB, l'argent public était lourdement sollicité pour l'analyse des tests à charge du budget de l'Inami. À raison de 46,8 euros par test à réaliser une à deux fois par semaine sur un maximum d'enseignants, le coût aurait pu exploser à 6,5 millions d'euros par semaine pour le sud du pays. Au-delà d'un ratio coût-bénéfice faible, d'aucuns rappellent aussi que le projet-pilote a été imposé par le commissariat corona à une époque où les autotests n'étaient pas encore en vue. La Fédération Wallonie-Bruxelles est désormais inscrite dans cette stratégie d'autotests, jugée plus efficace et moins coûteuse. (Belga)