La Société Royale Belge de Médecine de Laboratoire (SRBML), qui représente tous les labos du pays, s'apprête à publier un article peu piqué des vers dans le journal de référence Acta Medica Clinica, ainsi que l'annonce la RTBF. Elle y dénonce la task force testing du ministre Philippe De Backer (Open VLD), car celle-ci a dépassé son mandat initial, notamment en créant une plateforme fédéral...

La Société Royale Belge de Médecine de Laboratoire (SRBML), qui représente tous les labos du pays, s'apprête à publier un article peu piqué des vers dans le journal de référence Acta Medica Clinica, ainsi que l'annonce la RTBF. Elle y dénonce la task force testing du ministre Philippe De Backer (Open VLD), car celle-ci a dépassé son mandat initial, notamment en créant une plateforme fédéral de tests virologiques PCR, sans concertation avec le monde biologique. On se souvient de cette controverse, nourrie par une carte blanche, signée par plusieurs laboratoires et qui avait fait beaucoup de bruit. L'article de la Société Royale critique aussi directement l'Afmps qui a outrepassé son mandat d'autorisation des tests sérologiques en gérant et décidant seule de la validation des tests mis sur le marché et pourtant marqués du sigle CE (de conformité européenne), habituellement suffisant pour les laboratoires en commandent et les valident eux-mêmes. La SRBML épingle, dans le même temps, le potentiel conflit d'intérêt du directeur-général Hugues Malonne, dénoncé par Le Vif et Knack. Celui-ci a confié la validation d'un test italien controversé, le DiaSorin, au laboratoire de son épouse, avec laquelle il a même cosigné un article scientifique sur le dit-test. Les laboratoires dénoncent "des dysfonctionnements mêlant absence totale de transparence, conflits d'intérêts, pressions, menaces et signatures imprudentes de contrats internationaux". En effet, c'est l'Afmps qui a négocié le contrat avec DiaSorin, soit un million de tests, à 7 euros la pièce. En contrepartie d'une garantie d'approvisionnement, l'Etat belge s'est engagé à payer ceux que les labos n'achèteraient pas. Ceux-ci ont commandé, jusqu'ici, seulement un quart du lot. Bref, cela semble barder pour l'Afmps et, en particulier, Hugues Malonne dont une parlementaire N-VA a demandé l'audition à la Chambre. Le directeur-général est attendu en Commission Santé, le 7 juillet prochain.