"Avant cela, nous devons créer un climat de confiance mutuelle", or "M. Trump a mis fin à cette confiance" en retirant Washington de l'accord sur le nucléaire iranien, a dit Hassan Rohani à la chaîne américaine Fox News qui l'interrogeait sur une possible rencontre cette semaine à l'ONU. "Si le gouvernement américain veut dialoguer, il doit créer les conditions nécessaires", a-t-il insisté dans cet entretien accordé à l'une des chaînes privilégiées par le président américain. Alors que le journaliste évoquait l'hypothèse d'une entrevue plus ou moins fortuite dans les couloirs des Nations unies à New York, le président iranien a répondu: "Pourquoi donc? Si nous avons de grands objectifs pour nos peuples, il faut que ce soit quelque chose de prévu et préparé". "M. Trump a sapé la confiance entre nos deux pays donc il est très important de la rétablir", a-t-il insisté. Selon lui, "le rétablissement de la confiance passe par la fin de la pression imposée à la nation et au peuple iraniens". Washington a rétabli puis sans cesse durci ses sanctions contre l'Iran depuis que Donald Trump a claqué la porte en mai 2018 de l'accord international conclu trois ans plus tôt pour empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire. La République islamique, dont l'économie est étranglée par ces mesures punitives, a commencé ces derniers mois à se désengager progressivement à son tour des restrictions imposées à son programme atomique. La fin des sanctions "changerait bien entendu les choses", a dit Hassan Rohani. "On pourrait alors envisager de parler de beaucoup de sujets d'intérêt mutuel, comme nous l'avons fait sur le nucléaire", a-t-il ajouté, ouvrant clairement la porte à un accord plus global avec la communauté internationale. "En 2015, nous avons conclu un accord, on peut conclure des accords également sur d'autres sujets", a-t-il assuré. Washington veut un "nouvel accord" avec Téhéran qui soit plus sévère en matière nucléaire, et intègre aussi des limites au programme balistique de l'Iran et mette fin à son comportement jugé "déstabilisateur" au Moyen-Orient. (Belga)