"La menace pour les forces américaines et pour nos alliés est imminente, et il faut une politique plus efficace avant que la Corée du Nord ne dispose de la technologie pour menacer le territoire américain", a lancé sur Twitter celui qui avait été limogé le 10 septembre en raison de ses désaccords de plus en plus flagrants avec le milliardaire républicain. John Bolton, réputé pour être un faucon partisan de la manière forte avec le régime nord-coréen, n'avait jamais caché son scepticisme face au rapprochement spectaculaire engagé en 2018 entre Donald Trump et l'homme fort de Pyongyang, Kim Jong Un. Or les négociations sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord n'ont en fait jamais décollé et sont même dans l'impasse la plus totale depuis début 2019. Les dirigeants nord-coréens ont fixé un ultimatum aux Américains pour qu'ils acceptent, d'ici la fin de cette année, de faire davantage de concessions, faute de quoi ils leur promettent un "cadeau de Noël" empli de menaces. Dans un entretien accordé au site d'information Axios, John Bolton estime également que le président Trump n'a pas vraiment l'intention, comme il l'affirme, d'empêcher Pyongyang de devenir une puissance capable de lancer la bombe atomique sur d'autres pays. "Sinon, il adopterait une autre stratégie", dit-il, affirmant qu'il est "malheureusement faux" de prétendre que les Etats-Unis "exercent une pression maximale sur la Corée du Nord". Si le régime nord-coréen mène un essai d'ampleur ou toute autre provocation significative à l'expiration de l'ultimatum du Nouvel An, l'ex-conseiller explique espérer que le gouvernement américain reconnaîtra son erreur en disant: "Nous avons essayé. Cette politique a échoué." Selon lui, Washington devra ensuite signifier clairement, avec ses alliés et en prenant des mesures adéquates, que cela est vraiment "inacceptable". John Bolton critique notamment le fait que Donald Trump ait minimisé, ces derniers mois, les tirs de missiles de courte portée par Pyongyang. "Cela revient à dire 'je ne suis pas inquiet au sujet des risques potentiels encourus par les soldats américains déployés dans la région ou par nos alliés, la Corée du Sud et le Japon'", déplore-t-il. "Cela fait maintenant près de trois ans que cette administration est en place, et il n'y a aucun progrès tangible pour que la Corée du Nord prenne la décision stratégique de ne pas développer des armes nucléaires", constate John Bolton, soulignant que "le temps joue en faveur du proliférateur". (Belga)

"La menace pour les forces américaines et pour nos alliés est imminente, et il faut une politique plus efficace avant que la Corée du Nord ne dispose de la technologie pour menacer le territoire américain", a lancé sur Twitter celui qui avait été limogé le 10 septembre en raison de ses désaccords de plus en plus flagrants avec le milliardaire républicain. John Bolton, réputé pour être un faucon partisan de la manière forte avec le régime nord-coréen, n'avait jamais caché son scepticisme face au rapprochement spectaculaire engagé en 2018 entre Donald Trump et l'homme fort de Pyongyang, Kim Jong Un. Or les négociations sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord n'ont en fait jamais décollé et sont même dans l'impasse la plus totale depuis début 2019. Les dirigeants nord-coréens ont fixé un ultimatum aux Américains pour qu'ils acceptent, d'ici la fin de cette année, de faire davantage de concessions, faute de quoi ils leur promettent un "cadeau de Noël" empli de menaces. Dans un entretien accordé au site d'information Axios, John Bolton estime également que le président Trump n'a pas vraiment l'intention, comme il l'affirme, d'empêcher Pyongyang de devenir une puissance capable de lancer la bombe atomique sur d'autres pays. "Sinon, il adopterait une autre stratégie", dit-il, affirmant qu'il est "malheureusement faux" de prétendre que les Etats-Unis "exercent une pression maximale sur la Corée du Nord". Si le régime nord-coréen mène un essai d'ampleur ou toute autre provocation significative à l'expiration de l'ultimatum du Nouvel An, l'ex-conseiller explique espérer que le gouvernement américain reconnaîtra son erreur en disant: "Nous avons essayé. Cette politique a échoué." Selon lui, Washington devra ensuite signifier clairement, avec ses alliés et en prenant des mesures adéquates, que cela est vraiment "inacceptable". John Bolton critique notamment le fait que Donald Trump ait minimisé, ces derniers mois, les tirs de missiles de courte portée par Pyongyang. "Cela revient à dire 'je ne suis pas inquiet au sujet des risques potentiels encourus par les soldats américains déployés dans la région ou par nos alliés, la Corée du Sud et le Japon'", déplore-t-il. "Cela fait maintenant près de trois ans que cette administration est en place, et il n'y a aucun progrès tangible pour que la Corée du Nord prenne la décision stratégique de ne pas développer des armes nucléaires", constate John Bolton, soulignant que "le temps joue en faveur du proliférateur". (Belga)