"Nous allons continuer à réclamer des comptes" au pouvoir du président Alexandre Loukachenko "pour ses attaques persistantes contre la démocratie, les droits humains et les normes internationales", a prévenu le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse. Le Bélarus est accusé d'avoir orchestré l'afflux de migrants désormais massés à sa frontière avec la Pologne pour se venger de sanctions occidentales prises après la répression de l'opposition dans ce pays suite à un scrutin contesté. Entre 2.000 et 3.000 personnes souvent originaires du Kurdistan irakien, dont des femmes et des enfants, campent depuis plusieurs jours par un froid glacial à la frontière entre ces deux pays d'Europe de l'Est, agglutinés autour de feux de camp ou emmitouflés dans des couvertures. L'UE a annoncé lundi préparer de nouvelles sanctions contre le régime bélarusse, qui toucheront "un nombre important" de personnes et entités, a précisé le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell. Alexandre Loukachenko s'est lui dit prêt à se "défendre" en cas de mesures de rétorsion européennes. La pression sur les dirigeants russe et bélarusse s'est accrue, avec des entretiens entre le président français Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine, ainsi qu'entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président bélarusse Alexandre Loukachenko. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, principal allié du dirigeant bélarusse, se sont mis d'accord sur une "désescalade" de cette crise migratoire, selon l'Élysée. De son côté, la Pologne a annoncé lundi qu'elle commencerait en décembre la construction d'un mur le long de la frontière avec le Bélarus, en vue de l'achever au premier semestre 2022, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur. (Belga)

"Nous allons continuer à réclamer des comptes" au pouvoir du président Alexandre Loukachenko "pour ses attaques persistantes contre la démocratie, les droits humains et les normes internationales", a prévenu le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse. Le Bélarus est accusé d'avoir orchestré l'afflux de migrants désormais massés à sa frontière avec la Pologne pour se venger de sanctions occidentales prises après la répression de l'opposition dans ce pays suite à un scrutin contesté. Entre 2.000 et 3.000 personnes souvent originaires du Kurdistan irakien, dont des femmes et des enfants, campent depuis plusieurs jours par un froid glacial à la frontière entre ces deux pays d'Europe de l'Est, agglutinés autour de feux de camp ou emmitouflés dans des couvertures. L'UE a annoncé lundi préparer de nouvelles sanctions contre le régime bélarusse, qui toucheront "un nombre important" de personnes et entités, a précisé le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell. Alexandre Loukachenko s'est lui dit prêt à se "défendre" en cas de mesures de rétorsion européennes. La pression sur les dirigeants russe et bélarusse s'est accrue, avec des entretiens entre le président français Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine, ainsi qu'entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président bélarusse Alexandre Loukachenko. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, principal allié du dirigeant bélarusse, se sont mis d'accord sur une "désescalade" de cette crise migratoire, selon l'Élysée. De son côté, la Pologne a annoncé lundi qu'elle commencerait en décembre la construction d'un mur le long de la frontière avec le Bélarus, en vue de l'achever au premier semestre 2022, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur. (Belga)