"Ce serait plus dommageable pour lui, pour le Bélarus, que pour l'Union européenne et je peux supposer que c'est du bluff", a-t-elle déclaré à l'AFP lors d'une interview à Berlin, ajoutant ne plus croire à une résolution de la crise par voie diplomatique. "Je ne la prendrais pas au sérieux (sa menace), car il y a aussi un intérêt russe dans cette affaire", a-t-elle estimé après avoir assisté à un discours sur le sujet du ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas devant le Bundestag. Ce dernier avait estimé qu'il était "grand temps" de tirer les conséquences contre le Bélarus, accusé de fomenter une crise migratoire à sa frontière avec la Pologne, et que l'UE allait dès la semaine prochaine "étendre et renforcer ses sanctions contre le régime de Loukachenko". En représailles, l'homme fort de Minsk a affirmé jeudi que son pays répondrait à toute nouvelle sanction européenne, notamment en menaçant d'interrompre les livraisons du gazoduc Yamal-Europe qui achemine du gaz russe en Allemagne et en Pologne, notamment. Mais Mme Tikhanovskaya a demandé à l'UE de rester ferme. "Nous sommes reconnaissants envers la position des pays européens de ne pas communiquer avec une personne sans légitimité dans le pays, avec un criminel qui a commis tant de tortures au Bélarus", a-t-elle dit. La réélection il y a plus d'un an du président Loukachenko avait été contestée pendant des semaines lors de manifestations sévèrement réprimées. "Les migrants sont les otages de ce régime" qui les considère comme "de la chair à canon", a poursuivi Mme Tikhanovskaïa. "Les sanctions sont peut-être le seul levier dont dispose l'Union européenne pour faire changer le comportement de Loukachenko", estime-t-elle. (Belga)

"Ce serait plus dommageable pour lui, pour le Bélarus, que pour l'Union européenne et je peux supposer que c'est du bluff", a-t-elle déclaré à l'AFP lors d'une interview à Berlin, ajoutant ne plus croire à une résolution de la crise par voie diplomatique. "Je ne la prendrais pas au sérieux (sa menace), car il y a aussi un intérêt russe dans cette affaire", a-t-elle estimé après avoir assisté à un discours sur le sujet du ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas devant le Bundestag. Ce dernier avait estimé qu'il était "grand temps" de tirer les conséquences contre le Bélarus, accusé de fomenter une crise migratoire à sa frontière avec la Pologne, et que l'UE allait dès la semaine prochaine "étendre et renforcer ses sanctions contre le régime de Loukachenko". En représailles, l'homme fort de Minsk a affirmé jeudi que son pays répondrait à toute nouvelle sanction européenne, notamment en menaçant d'interrompre les livraisons du gazoduc Yamal-Europe qui achemine du gaz russe en Allemagne et en Pologne, notamment. Mais Mme Tikhanovskaya a demandé à l'UE de rester ferme. "Nous sommes reconnaissants envers la position des pays européens de ne pas communiquer avec une personne sans légitimité dans le pays, avec un criminel qui a commis tant de tortures au Bélarus", a-t-elle dit. La réélection il y a plus d'un an du président Loukachenko avait été contestée pendant des semaines lors de manifestations sévèrement réprimées. "Les migrants sont les otages de ce régime" qui les considère comme "de la chair à canon", a poursuivi Mme Tikhanovskaïa. "Les sanctions sont peut-être le seul levier dont dispose l'Union européenne pour faire changer le comportement de Loukachenko", estime-t-elle. (Belga)