Un groupe de défenseurs de Baden-Powell s'est formé jeudi matin à Poole autour de la statue que le conseil local a décidé d'ôter, craignant qu'elle ne finisse à l'eau, comme celle du marchand d'esclaves Edward Colston, à Bristol. Le monument avait été arraché de son piédestal à la suite d'une manifestation dénonçant la mort de George Floyd, un Américain noir asphyxié par un policier blanc aux Etats-Unis. Les détracteurs de Baden-Powell (1857-1941) l'accusent de racisme, d'homophobie et de liens avec le régime nazi. Mais ses défenseurs soulignent son rôle dans la création des Scouts, organisation synonyme d'entraide, qui affiche plus de 54 millions de membres dans le monde. "Il a eu un mauvais passé mais c'est le fondateur des scouts, qui est une super organisation et c'est ridicule de se débarrasser de lui", a dit à l'agence de presse PA Sharon Warne, 53 ans, préférant qu'on ajoute plutôt des panneaux d'information détaillant les aspects positifs et négatifs du personnage. Les autorités locales avaient annoncé leur décision de retirer le monument installé en 2008 pour permettre aux "opinions divergentes" de s'exprimer et "minimiser le désordre public", après le déboulonnage de la statue de Colston. Ces faits illustrent les tensions entourant la question des symboles du passé colonial britannique dans l'espace public, relancées par la vague d'indignation suivant la mort de George Floyd. Si certains voient dans ces monuments une glorification de crimes du passé, d'autres voient dans leur retrait une manière d'effacer l'histoire sans s'attaquer aux causes du racisme. Quelques jours après le déboulonnage de Bristol, une autre statue, celle du marchand d'esclaves Robert Milligan (1746-1809), dont une pétition demandait le retrait, avait été enlevée en hâte dans le quartier des Docklands à Londres. Le maire travailliste de Londres Sadiq Khan a annoncé la création d'une commission pour que les statues et noms des rues reflètent davantage la diversité de la ville. (Belga)

Un groupe de défenseurs de Baden-Powell s'est formé jeudi matin à Poole autour de la statue que le conseil local a décidé d'ôter, craignant qu'elle ne finisse à l'eau, comme celle du marchand d'esclaves Edward Colston, à Bristol. Le monument avait été arraché de son piédestal à la suite d'une manifestation dénonçant la mort de George Floyd, un Américain noir asphyxié par un policier blanc aux Etats-Unis. Les détracteurs de Baden-Powell (1857-1941) l'accusent de racisme, d'homophobie et de liens avec le régime nazi. Mais ses défenseurs soulignent son rôle dans la création des Scouts, organisation synonyme d'entraide, qui affiche plus de 54 millions de membres dans le monde. "Il a eu un mauvais passé mais c'est le fondateur des scouts, qui est une super organisation et c'est ridicule de se débarrasser de lui", a dit à l'agence de presse PA Sharon Warne, 53 ans, préférant qu'on ajoute plutôt des panneaux d'information détaillant les aspects positifs et négatifs du personnage. Les autorités locales avaient annoncé leur décision de retirer le monument installé en 2008 pour permettre aux "opinions divergentes" de s'exprimer et "minimiser le désordre public", après le déboulonnage de la statue de Colston. Ces faits illustrent les tensions entourant la question des symboles du passé colonial britannique dans l'espace public, relancées par la vague d'indignation suivant la mort de George Floyd. Si certains voient dans ces monuments une glorification de crimes du passé, d'autres voient dans leur retrait une manière d'effacer l'histoire sans s'attaquer aux causes du racisme. Quelques jours après le déboulonnage de Bristol, une autre statue, celle du marchand d'esclaves Robert Milligan (1746-1809), dont une pétition demandait le retrait, avait été enlevée en hâte dans le quartier des Docklands à Londres. Le maire travailliste de Londres Sadiq Khan a annoncé la création d'une commission pour que les statues et noms des rues reflètent davantage la diversité de la ville. (Belga)