Plus tôt dans la journée, il avait déjà affirmé, sur Twitter, que son gouvernement "prendrait ses responsabilités" alors que la circulation des bus TEC reste fortement perturbée en Wallonie à la suite de la journée d'action organisée dans tout le pays par la FGTB.

Selon Willy Borsus, le contrat de gestion de l'OTW, adopté à la fin du mois de janvier par l'exécutif régional, prévoit la possibilité d'imposer à la maison-mère des TEC, pour chaque type de manquement, le paiement d'une indemnité. Dans ce cas, l'opérateur wallon inscrit en dette vis-à-vis de la Région, un montant correspondant à l'économie nette réalisée à la suite de l'interruption du service, majorée de 10%. Cette majoration peut être portée à 40% en cas de grève sans préavis.

Le contrat de gestion permet également au gouvernement régional de prendre, "de manière unilatérale et moyennant décision motivée, toute mesure d'intérêt général qu'il juge utile afin de rétablir les conditions normales d'exploitation et de faire respecter les engagements du contrat", a encore indiqué Willy Borsus en brandissant enfin la menace d'une privatisation de certains services.

"Je rappelle que des alternatives sous forme de concessions privées existent pour l'exploitation des lignes", a-t-il ainsi averti.