"J'ai fait une erreur (...) Il s'agissait d'une provocation orchestrée à l'avance", a affirmé sur Facebook le ministre milliardaire, au coeur de l'actuelle crise gouvernementale, à quelques mois des élections parlementaires d'octobre. Il a accusé ses rivaux politiques, dont M. Sobotka, de mener une "campagne continue" contre lui. M. Babis, 62 ans, n'a pas mis en doute l'authenticité des enregistrements qui circulent sur internet. Ils font supposer que le ministre a tenté d'influencer le contenu d'un grand journal faisant partie de son groupe Agrofert, pour discréditer ses opposants. M. Babis y traite aussi de "petit con" et de "crapule" M. Sobotka, et de "débile" le chef de la diplomatie Lubomir Zaoralek. Il y prononce d'autres vulgarités et obscénités, notamment à l'adresse d'une femme politique et d'une journaliste. Le groupe anonyme qui est derrière la publication sur Twitter de ces enregistrements a annoncé dimanche qu'il allait en publier d'autres morceaux. Les députés se pencheront mercredi sur cette affaire. M. Sobotka a retiré vendredi sa démission annoncée, proposant à la place au président Milos Zeman de limoger M. Babis. Il reproche à son ministre des transactions financières douteuses, dont une fraude fiscale et de multiples conflits d'intérêt. Les explications de M. Babis ont été jugées incomplètes par ses contestataires. Rival de longue date de M. Sobotka, le président Zeman est en revanche favorable à M. Babis. Selon son porte-parole, il ne prendra sa décision sur sa révocation qu'à son retour d'une visite à Pékin, le 18 mai. Le mouvement centriste ANO de M. Babis était donné favori des élections législatives d'octobre par des sondages publiés avant le début de cette crise. Les législatives seront suivies de l'élection présidentielle trois mois plus tard. L'actuel cabinet est formé des sociaux-démocrates CSSD de M. Sobotka, d'ANO de M. Babis et des chrétiens-démocrates KDU-CSL. Une manifestation anti-Babis et anti-Zeman était prévue mercredi soir à Prague. (Belga)

"J'ai fait une erreur (...) Il s'agissait d'une provocation orchestrée à l'avance", a affirmé sur Facebook le ministre milliardaire, au coeur de l'actuelle crise gouvernementale, à quelques mois des élections parlementaires d'octobre. Il a accusé ses rivaux politiques, dont M. Sobotka, de mener une "campagne continue" contre lui. M. Babis, 62 ans, n'a pas mis en doute l'authenticité des enregistrements qui circulent sur internet. Ils font supposer que le ministre a tenté d'influencer le contenu d'un grand journal faisant partie de son groupe Agrofert, pour discréditer ses opposants. M. Babis y traite aussi de "petit con" et de "crapule" M. Sobotka, et de "débile" le chef de la diplomatie Lubomir Zaoralek. Il y prononce d'autres vulgarités et obscénités, notamment à l'adresse d'une femme politique et d'une journaliste. Le groupe anonyme qui est derrière la publication sur Twitter de ces enregistrements a annoncé dimanche qu'il allait en publier d'autres morceaux. Les députés se pencheront mercredi sur cette affaire. M. Sobotka a retiré vendredi sa démission annoncée, proposant à la place au président Milos Zeman de limoger M. Babis. Il reproche à son ministre des transactions financières douteuses, dont une fraude fiscale et de multiples conflits d'intérêt. Les explications de M. Babis ont été jugées incomplètes par ses contestataires. Rival de longue date de M. Sobotka, le président Zeman est en revanche favorable à M. Babis. Selon son porte-parole, il ne prendra sa décision sur sa révocation qu'à son retour d'une visite à Pékin, le 18 mai. Le mouvement centriste ANO de M. Babis était donné favori des élections législatives d'octobre par des sondages publiés avant le début de cette crise. Les législatives seront suivies de l'élection présidentielle trois mois plus tard. L'actuel cabinet est formé des sociaux-démocrates CSSD de M. Sobotka, d'ANO de M. Babis et des chrétiens-démocrates KDU-CSL. Une manifestation anti-Babis et anti-Zeman était prévue mercredi soir à Prague. (Belga)