Selon un officier de police sous couvert d'anonymat, "un jeune homme qui avait déchiré le drapeau du MPS (Mouvement patriotique du Salut)", le parti du président Deby, "a été tué par balles" dimanche après-midi lors d'une manifestation de l'opposition préalablement interdite par le pouvoir. Le corps du manifestant a ensuite été amené à la morgue, a précisé cette source. Le chef de file de l'opposition, Saleh Kebzabo, a lui fait état d'un mort ayant succombé à ses blessures en fin de journée après "des tirs à balles réelles des forces de l'ordre" pour disperser les manifestants dans le 7e arrondissement de N'Djamena. Selon l'opposant, un autre jeune a également été "touché par une balle au thorax" avant d'être conduit à l'hôpital pour être opéré. Cette information n'a pu être confirmée de source indépendante. La manifestation a dans un premier temps été dispersée à coups de gaz lacrymogènes sans "véritable violences", a expliqué à l'AFP M. Kebzabo. Comme la veille, où un meeting avait été dispersé par la police anti-émeute, l'opposition avait décidé de maintenir sa "marche pacifique" pour contester la réélection du chef de l'Etat, malgré l'interdiction décrétée par le pouvoir. M. Deby, réélu en avril dès le premier tour avec près de 60% des voix, tient son pays d'une main de fer depuis son arrivée au pouvoir par la force en 1990. La cérémonie d'investiture doit se dérouler lundi en présence d'une dizaine de chefs d'Etats africains et d'autres invités comme le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, arrivé dimanche soir. (Belga)

Selon un officier de police sous couvert d'anonymat, "un jeune homme qui avait déchiré le drapeau du MPS (Mouvement patriotique du Salut)", le parti du président Deby, "a été tué par balles" dimanche après-midi lors d'une manifestation de l'opposition préalablement interdite par le pouvoir. Le corps du manifestant a ensuite été amené à la morgue, a précisé cette source. Le chef de file de l'opposition, Saleh Kebzabo, a lui fait état d'un mort ayant succombé à ses blessures en fin de journée après "des tirs à balles réelles des forces de l'ordre" pour disperser les manifestants dans le 7e arrondissement de N'Djamena. Selon l'opposant, un autre jeune a également été "touché par une balle au thorax" avant d'être conduit à l'hôpital pour être opéré. Cette information n'a pu être confirmée de source indépendante. La manifestation a dans un premier temps été dispersée à coups de gaz lacrymogènes sans "véritable violences", a expliqué à l'AFP M. Kebzabo. Comme la veille, où un meeting avait été dispersé par la police anti-émeute, l'opposition avait décidé de maintenir sa "marche pacifique" pour contester la réélection du chef de l'Etat, malgré l'interdiction décrétée par le pouvoir. M. Deby, réélu en avril dès le premier tour avec près de 60% des voix, tient son pays d'une main de fer depuis son arrivée au pouvoir par la force en 1990. La cérémonie d'investiture doit se dérouler lundi en présence d'une dizaine de chefs d'Etats africains et d'autres invités comme le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, arrivé dimanche soir. (Belga)