Entre 2016 et 2017, alors que son époux était à l'hôpital puis en maison de retraite et que le montant de sa retraite alimentait leur compte bancaire commun, la prévenue a procédé à plus d'une quinzaine de retraits bancaires de plusieurs centaines d'euros chaque fois, à son seul profit personnel. Aucune de ces sommes n'a servi au paiement des factures de la maison de retraite et lorsque la prévenue a appris via une assistante sociale que la pension de son mari allait servir à payer les institutions sociale, elle a indiqué qu'elle était outrée. Un administrateur provisoire des biens de la victime a été nommé en mars 2017. Il a découvert que sur la base d'un certificat médical constatant la désorientation du vieil homme, son épouse quadragénaire avait encaissé un chèque de 24.000 euros en 2017, correspondant au montant d'un produit d'assurance-vie souscrit par la victime. Pour fixer la hauteur de la peine, le jugement rendu lundi mentionne notamment "la lâcheté des modes d'appropriation des fonds revenant à son époux" de la part de la prévenue, alors que la victime se trouvait dans un état de santé difficile, et le fait que la dame faisait supporter à la société une charge que son époux aurait pu assumer avec ses revenus. Un sursis est accordé pour la peine de prison vu l'absence d'antécédents de la Nivelloise, mais une peine d'amende ferme de 4.000 euros est appliquée, et le tribunal ordonne la confiscation de 30.900 euros à charge de la prévenue. (Belga)