Les premiers faits se sont déroulés le 11 mai 2019, dans les environs immédiats de l'habitation du prévenu. Ce dernier venait de se disputer avec sa famille et il a bouté le feu par dépit, se sentant abandonné de tous. Il a été pris de remords et a réveillé le fermier propriétaire des lieux, mais c'était trop tard et le feu avait déjà pris beaucoup d'ampleur. Il a recommencé quelques semaines plus tard, à deux reprises dans la même nuit, le 2 juillet. "Le prévenu adopte une position de victime. Qu'il ait souffert, qu'il ait des problèmes personnels, je ne le mets pas en doute mais la peine doit aussi prendre en compte les conséquences très importantes de ses actes. L'expert qui a examiné le prévenu estime qu'il y a un risque de récidive", a précisé le ministère public en requérant une peine de dissuasive de 30 mois d'emprisonnement, malgré l'absence d'antécédents judiciaires du Nivellois. Un sursis probatoire a été suggéré pour obliger l'intéressé à cesser la consommation d'alcool et à poursuivre le traitement psychologique qu'il a entamé. L'avocate de la défense, elle, a plaidé pour une peine de travail, suggérant qu'elle soit très importante pour que son client se rachète vis-à-vis de la société. Le tribunal rendra son jugement le 26 novembre. (Belga)