Depuis 2015, elle s'en prend à ses voisins en les insultant lorsqu'elle les croise, en sortant à toutes les heures du jour et de la nuit pour crier ou les menacer, et elle adopte des comportements dérangeant de manière régulière. Elle a par exemple arrosé leur façade avec un tuyau d'arrosage, jeté de la glace sur leur véhicule avec une pelle à neige, versé de l'huile dans la boite aux lettres, ou encore pris des photos avec un flash au milieu de la nuit. Elle s'en est aussi pris physiquement à sa voisine, qui a subi une incapacité de travail suite à des coups reçus. Lorsque la police intervient, la prévenue s'enferme chez elle et n'ouvre pas sa porte. Elle ne répond pas non plus aux convocations qui lui sont envoyées suite aux multiples incidents qu'elle provoque. Un premier jugement avait été rendu dans ce dossier pour soumettre l'intéressée à une expertise mentale. Mais là encore, la prévenue n'a donné aucune suite. Et elle n'est pas venue non plus s'expliquer devant le tribunal. "On a tenté de travailler avec la police locale mais rien ne fonctionne: la situation est vraiment problématique", avait requis le ministère public à l'audience, se disant contraint de réclamer une peine d'emprisonnement pour que la prévenue "rentre dans le système". (Belga)