La victime, qui avait remarqué des choses anormales, s'est rendue dans un commissariat de police en expliquant qu'elle se sentait épiée en permanence en 2018 et 2019. Elle se demandait néanmoins si tout cela était réel mais l'enquête a prouvé qu'elle avait raison. Deux caméras étaient installées dans sa chambre à coucher ainsi que dans une pièce où elle avait l'habitude de se changer. Le prévenu avait également dissimulé une fausse caméra dans une tour d'ordinateur, et il avait placé dessus un petit mot pour se moquer de sa compagne, sachant qu'elle nourrissait des soupçons. Les enquêteurs ont découvert qu'en plus d'enregistrer des scènes intimes à l'insu de la victime, il avait placé sur l'ordinateur de celle-ci un programme de synchronisation qui lui permettait de lire ses courriels, de surveiller les mouvements bancaires et même de réaliser des enregistrements audio de conversation. Il avait ainsi conservé un enregistrement d'une conversation entre la victime et les services de police. "C'était une véritable obsession, qui a pris une tournure incroyable: ce sont des faits qu'on voit habituellement dans les films. Ce dossier met très mal à l'aise, on y voit l'autorité masculine dont se croit investi le chef de famille, qui considère qu'il peut disposer de l'intimité de tout le monde, y compris de sa femme lorsqu'elle est seule", avait requis la substitut à l'audience. Pour fixer la peine, le jugement prend en compte la gravité des faits, la longueur de la période infractionnelle, le peu de remise en question et l'absence d'empathie dont le prévenu a fait preuve, ainsi que l'absence d'antécédents judiciaires dans son chef. En plus des 15 mois de prison avec sursis infligés lundi, le tribunal a prononcé à l'encontre du prévenu cinq ans d'interdiction des droits civils et politiques. (Belga)

La victime, qui avait remarqué des choses anormales, s'est rendue dans un commissariat de police en expliquant qu'elle se sentait épiée en permanence en 2018 et 2019. Elle se demandait néanmoins si tout cela était réel mais l'enquête a prouvé qu'elle avait raison. Deux caméras étaient installées dans sa chambre à coucher ainsi que dans une pièce où elle avait l'habitude de se changer. Le prévenu avait également dissimulé une fausse caméra dans une tour d'ordinateur, et il avait placé dessus un petit mot pour se moquer de sa compagne, sachant qu'elle nourrissait des soupçons. Les enquêteurs ont découvert qu'en plus d'enregistrer des scènes intimes à l'insu de la victime, il avait placé sur l'ordinateur de celle-ci un programme de synchronisation qui lui permettait de lire ses courriels, de surveiller les mouvements bancaires et même de réaliser des enregistrements audio de conversation. Il avait ainsi conservé un enregistrement d'une conversation entre la victime et les services de police. "C'était une véritable obsession, qui a pris une tournure incroyable: ce sont des faits qu'on voit habituellement dans les films. Ce dossier met très mal à l'aise, on y voit l'autorité masculine dont se croit investi le chef de famille, qui considère qu'il peut disposer de l'intimité de tout le monde, y compris de sa femme lorsqu'elle est seule", avait requis la substitut à l'audience. Pour fixer la peine, le jugement prend en compte la gravité des faits, la longueur de la période infractionnelle, le peu de remise en question et l'absence d'empathie dont le prévenu a fait preuve, ainsi que l'absence d'antécédents judiciaires dans son chef. En plus des 15 mois de prison avec sursis infligés lundi, le tribunal a prononcé à l'encontre du prévenu cinq ans d'interdiction des droits civils et politiques. (Belga)