Il leur était reproché d'avoir pris part, plus ou moins activement, à un grand nombre d'escroqueries, sur base de factures falsifiées. Munis de clés de boîtes aux lettres postales volées, les prévenus principaux les ont vidées de leur courrier, avant de falsifier les factures qui s'y trouvaient en modifiant le numéro de compte bancaire vers lequel devait être effectué le virement. Un vaste réseau avait été établi et de nombreuses mules avaient accepté de mettre leur compte à disposition afin d'y faire transiter de l'argent, contre une rémunération. La période infractionnelle s'étend du 1 janvier 2015 au 31 décembre 2017. Durant ces trois années, plus de 500.000 euros ont ainsi été détournés. Les prévenus principaux, originaires de Liège et Bruxelles, étaient poursuivis pour vols avec effraction, violation du secret des correspondances, falsification de documents, escroqueries et tentatives d'escroquerie. Pour ces faits, ils écopent de peines de 46 et 49 mois de prison assorties d'amendes qui varient entre 8.000 et 10.000 euros. C'est le tribunal correctionnel d'Eupen qui avait saisi de ce dossier en raison d'un contrôle routier dans le chef-lieu de la Communauté germanophone au cours duquel les policiers avaient mis la main sur un sac de courriers dérobé dans le coffre d'un véhicule. L'enquête avait alors permis de mettre au jour le réseau d'escroquerie. La majorité des mules ont expliqué avoir été crédules et ne pas s'être rendues compte de l'illégalité de la man?uvre, mais le ministère public n'était pas de cet avis. Dans son jugement, le tribunal a acquitté 18 personnes que le parquet considérait comme des mules. Les autres écopent de peines allant de deux à trois ans de prison. Pour la moitié de ces peines, les prévenus bénéficient d'un sursis pour une durée de trois ans. Elles devront tout de même s'acquitter d'amendes variant entre 4.000 et 12.000 euros. (Belga)

Il leur était reproché d'avoir pris part, plus ou moins activement, à un grand nombre d'escroqueries, sur base de factures falsifiées. Munis de clés de boîtes aux lettres postales volées, les prévenus principaux les ont vidées de leur courrier, avant de falsifier les factures qui s'y trouvaient en modifiant le numéro de compte bancaire vers lequel devait être effectué le virement. Un vaste réseau avait été établi et de nombreuses mules avaient accepté de mettre leur compte à disposition afin d'y faire transiter de l'argent, contre une rémunération. La période infractionnelle s'étend du 1 janvier 2015 au 31 décembre 2017. Durant ces trois années, plus de 500.000 euros ont ainsi été détournés. Les prévenus principaux, originaires de Liège et Bruxelles, étaient poursuivis pour vols avec effraction, violation du secret des correspondances, falsification de documents, escroqueries et tentatives d'escroquerie. Pour ces faits, ils écopent de peines de 46 et 49 mois de prison assorties d'amendes qui varient entre 8.000 et 10.000 euros. C'est le tribunal correctionnel d'Eupen qui avait saisi de ce dossier en raison d'un contrôle routier dans le chef-lieu de la Communauté germanophone au cours duquel les policiers avaient mis la main sur un sac de courriers dérobé dans le coffre d'un véhicule. L'enquête avait alors permis de mettre au jour le réseau d'escroquerie. La majorité des mules ont expliqué avoir été crédules et ne pas s'être rendues compte de l'illégalité de la man?uvre, mais le ministère public n'était pas de cet avis. Dans son jugement, le tribunal a acquitté 18 personnes que le parquet considérait comme des mules. Les autres écopent de peines allant de deux à trois ans de prison. Pour la moitié de ces peines, les prévenus bénéficient d'un sursis pour une durée de trois ans. Elles devront tout de même s'acquitter d'amendes variant entre 4.000 et 12.000 euros. (Belga)