La princesse arabe Sheikha Hamda Alnehayan, veuve du cheikh d'Abu Dhabi, et sept de ses filles vont être jugées devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, pratiquement 10 ans après les faits. Les princesses doivent répondre de traite des êtres humains ainsi que de traitements inhumains et dégradants et séquestration, des faits commis dans le luxueux hôtel Conrad à Bruxelles, en 2008. La police avait constaté que cette famille princière des Emirats arabes, qui louait tout un étage de l'hôtel, y exploitait une vingtaine de femmes de différentes nationalités. Celles-ci y séjournaient dans des conditions proches de l'esclavage. Selon l'enquête, elles se trouvaient là sans permis de travail et sans permis de séjour, travaillaient jour et nuit pour un salaire de misère, dormaient à même le sol et n'avaient pas le droit de quitter l'étage. En 2012, la chambre des mises en accusation de Bruxelles avait renvoyé les huit princesses en correctionnelle. Mais la cour de cassation avait ensuite cassé cet arrêt. En cause, la visite domiciliaire effectuée à l'hôtel par la police au moment des faits, qui n'était pas valide. En 2014, la chambre des mises en accusation avait à nouveau décidé de renvoyer l'affaire en correctionnelle. La défense avait, une fois encore, introduit un pourvoi en cassation. Mais en 2015, la cour de cassation avait cette fois rejeté le pourvoi, renvoyant définitivement les inculpées en correctionnelle. Le Centre fédéral Migration (Myria) est partie civile dans cette affaire qui avait fortement ému l'opinion publique. A la défense, Me Adrien Masset représentera les prévenues qui contestent toutes les préventions. Enfin, du côté du ministère public, c'est l'auditorat du travail qui requerra. Il sera représenté par l'auditeur Henri Funck. (Belga)

La princesse arabe Sheikha Hamda Alnehayan, veuve du cheikh d'Abu Dhabi, et sept de ses filles vont être jugées devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, pratiquement 10 ans après les faits. Les princesses doivent répondre de traite des êtres humains ainsi que de traitements inhumains et dégradants et séquestration, des faits commis dans le luxueux hôtel Conrad à Bruxelles, en 2008. La police avait constaté que cette famille princière des Emirats arabes, qui louait tout un étage de l'hôtel, y exploitait une vingtaine de femmes de différentes nationalités. Celles-ci y séjournaient dans des conditions proches de l'esclavage. Selon l'enquête, elles se trouvaient là sans permis de travail et sans permis de séjour, travaillaient jour et nuit pour un salaire de misère, dormaient à même le sol et n'avaient pas le droit de quitter l'étage. En 2012, la chambre des mises en accusation de Bruxelles avait renvoyé les huit princesses en correctionnelle. Mais la cour de cassation avait ensuite cassé cet arrêt. En cause, la visite domiciliaire effectuée à l'hôtel par la police au moment des faits, qui n'était pas valide. En 2014, la chambre des mises en accusation avait à nouveau décidé de renvoyer l'affaire en correctionnelle. La défense avait, une fois encore, introduit un pourvoi en cassation. Mais en 2015, la cour de cassation avait cette fois rejeté le pourvoi, renvoyant définitivement les inculpées en correctionnelle. Le Centre fédéral Migration (Myria) est partie civile dans cette affaire qui avait fortement ému l'opinion publique. A la défense, Me Adrien Masset représentera les prévenues qui contestent toutes les préventions. Enfin, du côté du ministère public, c'est l'auditorat du travail qui requerra. Il sera représenté par l'auditeur Henri Funck. (Belga)