Le tribunal a condamné Luc E., sa compagne Rita L. et leur fille Sophie E. à des peines de deux et trois ans de prison avec sursis pour trafic de drogue, violation de la loi sur les médicaments en livrant des pilules d'éphédrine au Mexique et, pour les deux femmes, de commerce de médicaments contrefaits. Selon le tribunal, Sterop et Sterop Overseas ont fourni en 2007 et 2008 des pilules d'éphédrine et pseudo-éphédrine au Mexique, alors que cela était interdit à l'époque. Les trois responsables des deux firmes savaient ou étaient en tout cas conscients que ces pilules seraient utilisées pour fabriquer une méthamphétamine extrêmement addictive, mieux connue sous les noms de "crystal meth" ou "ice". "Nous continuons à affirmer qu'aucune faute n'a été commise dans la livraison des tablettes d'éphédrine au distributeur mexicain en 2007 et 2008", a déclaré Sophie E. "Cette entreprise mexicaine disposait de toutes les autorisations nécessaires et la vente par Sterop de médicaments contenant de l'éphédrine s'est déroulée en respect de toutes les lois et procédures qui étaient alors en vigueur. Nous sommes accusés de négligence coupable, mais à aucun moment, nous n'avons suspecté que ces médicaments pourraient être utilisés pour produire de la drogue. Pour nous, il semblait logique de livrer des tablettes d'éphédrine, un médicament contre la bronchite, dans une ville aussi polluée que Mexico. Ce n'est d'ailleurs qu'en 2015 que la Belgique a qualifié l'éphédrine comme précurseur, c'est-à-dire de composant pour stupéfiants." "Nous ne comprenons pas cette obstination judiciaire", poursuit Sophie E., qui plaide la bonne foi et affirme ne jamais avoir été mise au courant des modifications législatives malgré ses contacts réguliers avec les douanes et l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé. (Belga)

Le tribunal a condamné Luc E., sa compagne Rita L. et leur fille Sophie E. à des peines de deux et trois ans de prison avec sursis pour trafic de drogue, violation de la loi sur les médicaments en livrant des pilules d'éphédrine au Mexique et, pour les deux femmes, de commerce de médicaments contrefaits. Selon le tribunal, Sterop et Sterop Overseas ont fourni en 2007 et 2008 des pilules d'éphédrine et pseudo-éphédrine au Mexique, alors que cela était interdit à l'époque. Les trois responsables des deux firmes savaient ou étaient en tout cas conscients que ces pilules seraient utilisées pour fabriquer une méthamphétamine extrêmement addictive, mieux connue sous les noms de "crystal meth" ou "ice". "Nous continuons à affirmer qu'aucune faute n'a été commise dans la livraison des tablettes d'éphédrine au distributeur mexicain en 2007 et 2008", a déclaré Sophie E. "Cette entreprise mexicaine disposait de toutes les autorisations nécessaires et la vente par Sterop de médicaments contenant de l'éphédrine s'est déroulée en respect de toutes les lois et procédures qui étaient alors en vigueur. Nous sommes accusés de négligence coupable, mais à aucun moment, nous n'avons suspecté que ces médicaments pourraient être utilisés pour produire de la drogue. Pour nous, il semblait logique de livrer des tablettes d'éphédrine, un médicament contre la bronchite, dans une ville aussi polluée que Mexico. Ce n'est d'ailleurs qu'en 2015 que la Belgique a qualifié l'éphédrine comme précurseur, c'est-à-dire de composant pour stupéfiants." "Nous ne comprenons pas cette obstination judiciaire", poursuit Sophie E., qui plaide la bonne foi et affirme ne jamais avoir été mise au courant des modifications législatives malgré ses contacts réguliers avec les douanes et l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé. (Belga)