Une telle mesure aurait même des effets comparables à l'adoption de législations plus contraignantes, lesquelles sont toutefois plus difficiles à mettre en oeuvre. Les résultats de l'étude - dirigée par un ancien bioingénieur de l'ULB, Thomas Van Boeckel, actuellement en PostDoc à l'ETH Zürich- sont publiés cette semaine dans la revue Science.

Pratiquement, l'étude intitulée "Reducing global antimicrobial use in food animals" a évalué l'effet potentiel de différentes politiques de régulation ou de taxes visant à réduire l'utilisation future d'antibiotiques en production animale à l'horizon 2030. Trois options ont été passées en revue, à savoir la réduction de notre consommation, l'adoption de législations plus contraignantes et la taxation des antibiotiques.

De cette évaluation, il est notamment ressorti que la taxation des antibiotiques utilisés en production animale permettrait d'avoir des effets comparables à l'adoption de législations plus contraignantes, indique Thomas Van Boeckel.

"Une régulation globale autorisant un maximum de 50 mg d'antimicrobiens par kg d'animal par an dans les pays de l'OCDE pourrait déjà permettre de réduire la consommation de 60% sans affecter le développement du secteur de l'élevage dans les pays les plus pauvres. De telles politiques pourraient cependant être difficiles à mettre en oeuvre dans certains pays. Une solution alternative qui consisterait à imposer un surcoût de 50% sur les antimicrobiens d'usage vétérinaire pourrait réduire la consommation globale de 31% et générer un revenu entre 1,7 et 4,6 milliards de dollars US", détaille un communiqué de l'ULB publié vendredi.

Les auteurs de l'étude espèrent que leurs résultats pourront contribuer à alimenter les discussions sur l'antibiorésistance prévue au programme de la prochaine assemblée générale de l'ONU en septembre 2018.

Une telle mesure aurait même des effets comparables à l'adoption de législations plus contraignantes, lesquelles sont toutefois plus difficiles à mettre en oeuvre. Les résultats de l'étude - dirigée par un ancien bioingénieur de l'ULB, Thomas Van Boeckel, actuellement en PostDoc à l'ETH Zürich- sont publiés cette semaine dans la revue Science.Pratiquement, l'étude intitulée "Reducing global antimicrobial use in food animals" a évalué l'effet potentiel de différentes politiques de régulation ou de taxes visant à réduire l'utilisation future d'antibiotiques en production animale à l'horizon 2030. Trois options ont été passées en revue, à savoir la réduction de notre consommation, l'adoption de législations plus contraignantes et la taxation des antibiotiques. De cette évaluation, il est notamment ressorti que la taxation des antibiotiques utilisés en production animale permettrait d'avoir des effets comparables à l'adoption de législations plus contraignantes, indique Thomas Van Boeckel. "Une régulation globale autorisant un maximum de 50 mg d'antimicrobiens par kg d'animal par an dans les pays de l'OCDE pourrait déjà permettre de réduire la consommation de 60% sans affecter le développement du secteur de l'élevage dans les pays les plus pauvres. De telles politiques pourraient cependant être difficiles à mettre en oeuvre dans certains pays. Une solution alternative qui consisterait à imposer un surcoût de 50% sur les antimicrobiens d'usage vétérinaire pourrait réduire la consommation globale de 31% et générer un revenu entre 1,7 et 4,6 milliards de dollars US", détaille un communiqué de l'ULB publié vendredi. Les auteurs de l'étude espèrent que leurs résultats pourront contribuer à alimenter les discussions sur l'antibiorésistance prévue au programme de la prochaine assemblée générale de l'ONU en septembre 2018.