"Nous avons eu nos premières discussions avec les talibans, qui ont duré trois heures et demie", a déclaré M. Erdogan aux journalistes. "Si c'est nécessaire, nous aurons l'occasion d'avoir de tels pourparlers à nouveau". Il a précisé que les discussions s'étaient déroulées dans une section militarisée de l'aéroport de Kaboul où l'ambassade de Turquie a été provisoirement installée. Réagissant à des critiques en Turquie à propos des relations d'Ankara avec les talibans, M. Erdogan a rétorqué que son pays ne pouvait "s'offrir le luxe" de rester sans rien faire dans cette région instable. "Vous ne pouvez pas savoir quelles sont leurs attentes ou quelles sont nos attentes sans discuter. Qu'est-ce que la diplomatie, mon ami ? C'est cela la diplomatie", a lancé le président turc. La Turquie avait envisagé d'aider à sécuriser et de gérer l'aéroport de la capitale afghane mais a commencé mercredi à retirer ses soldats d'Afghanistan, laissant entendre qu'elle abandonnait cet objectif. M. Erdogan a expliqué que les talibans voulaient dorénavant contrôler la sécurité à l'aéroport tout en proposant à Ankara d'assurer sa logistique. Mais il a souligné que le double attentat suicide qui a provoqué jeudi la mort d'au moins 85 personnes dont 13 soldats américains devant l'aéroport alors que s'achèvent progressivement les évacuations a montré l'importance de connaître en détail la façon dont l'aéroport sera sécurisé. "Ils disent : +nous allons assurer la sécurité, vous faites fonctionner (l'aéroport)+. Nous n'avons pris encore aucune décision sur cette question", a déclaré M. Erdogan. "Nous prendrons une décision une fois le calme revenu". "Nous avons ramené nos civils. Il ne reste plus qu'un très petit nombre de membres du personnel technique. En dehors de cela, toutes nos équipes ont été retirées d'Afghanistan", a-t-il précisé. (Belga)

"Nous avons eu nos premières discussions avec les talibans, qui ont duré trois heures et demie", a déclaré M. Erdogan aux journalistes. "Si c'est nécessaire, nous aurons l'occasion d'avoir de tels pourparlers à nouveau". Il a précisé que les discussions s'étaient déroulées dans une section militarisée de l'aéroport de Kaboul où l'ambassade de Turquie a été provisoirement installée. Réagissant à des critiques en Turquie à propos des relations d'Ankara avec les talibans, M. Erdogan a rétorqué que son pays ne pouvait "s'offrir le luxe" de rester sans rien faire dans cette région instable. "Vous ne pouvez pas savoir quelles sont leurs attentes ou quelles sont nos attentes sans discuter. Qu'est-ce que la diplomatie, mon ami ? C'est cela la diplomatie", a lancé le président turc. La Turquie avait envisagé d'aider à sécuriser et de gérer l'aéroport de la capitale afghane mais a commencé mercredi à retirer ses soldats d'Afghanistan, laissant entendre qu'elle abandonnait cet objectif. M. Erdogan a expliqué que les talibans voulaient dorénavant contrôler la sécurité à l'aéroport tout en proposant à Ankara d'assurer sa logistique. Mais il a souligné que le double attentat suicide qui a provoqué jeudi la mort d'au moins 85 personnes dont 13 soldats américains devant l'aéroport alors que s'achèvent progressivement les évacuations a montré l'importance de connaître en détail la façon dont l'aéroport sera sécurisé. "Ils disent : +nous allons assurer la sécurité, vous faites fonctionner (l'aéroport)+. Nous n'avons pris encore aucune décision sur cette question", a déclaré M. Erdogan. "Nous prendrons une décision une fois le calme revenu". "Nous avons ramené nos civils. Il ne reste plus qu'un très petit nombre de membres du personnel technique. En dehors de cela, toutes nos équipes ont été retirées d'Afghanistan", a-t-il précisé. (Belga)