M. Raïssi s'exprimait lors d'une réunion avec le chef de la diplomatie pakistanaise Shah Mahmood Qureshi à Téhéran, ce dernier ayant également rencontré son homologue iranien, Hossein Amir-Abdollahian. L'Iran et le Pakistan sont les deux pays qui accueillent le plus de réfugiés afghans sur leur sol. Les talibans ont pris le pouvoir à Kaboul le 15 août après une campagne militaire expéditive, profitant du vide laissé par le retrait des troupes américaines et l'effondrement de l'armée afghane. "Les pays de la région, en particulier l'Iran et le Pakistan, peuvent par le biais de la coopération préparer le terrain pour des échanges entre les ethnies et les groupes afin d'assurer la sécurité et le calme en Afghanistan, et pour que les (Afghans) puissent choisir leur propre destin", a affirmé M. Raïssi, cité par le site officiel du gouvernement. "La présence d'Américains et d'étrangers n'apporte pas la sécurité, mais pose en plus des problèmes", a-t-il ajouté, soulignant que les pays de la région devaient faciliter la mise en place d'un "gouvernement représentatif" à Kaboul. Chiite, la République islamique d'Iran partage une frontière de plus de 900 km avec l'Afghanistan et a entretenu des relations conflictuelles avec les talibans pendant leur règne sur un Emirat islamique d'Afghanistan (1996-2001), que Téhéran n'a jamais reconnu. L'Iran a néanmoins semblé esquisser un rapprochement avec cette milice sunnite depuis plusieurs mois au nom du pragmatisme, estimant que les talibans devaient faire "partie de la future solution" en Afghanistan. Lundi, le ministère iranien des Affaires étrangères avait appelé "tous les groupes et tous les camps politiques" à "s'abstenir de recourir à la force et s'engager dans la voie de la négociation et du dialogue". (Belga)

M. Raïssi s'exprimait lors d'une réunion avec le chef de la diplomatie pakistanaise Shah Mahmood Qureshi à Téhéran, ce dernier ayant également rencontré son homologue iranien, Hossein Amir-Abdollahian. L'Iran et le Pakistan sont les deux pays qui accueillent le plus de réfugiés afghans sur leur sol. Les talibans ont pris le pouvoir à Kaboul le 15 août après une campagne militaire expéditive, profitant du vide laissé par le retrait des troupes américaines et l'effondrement de l'armée afghane. "Les pays de la région, en particulier l'Iran et le Pakistan, peuvent par le biais de la coopération préparer le terrain pour des échanges entre les ethnies et les groupes afin d'assurer la sécurité et le calme en Afghanistan, et pour que les (Afghans) puissent choisir leur propre destin", a affirmé M. Raïssi, cité par le site officiel du gouvernement. "La présence d'Américains et d'étrangers n'apporte pas la sécurité, mais pose en plus des problèmes", a-t-il ajouté, soulignant que les pays de la région devaient faciliter la mise en place d'un "gouvernement représentatif" à Kaboul. Chiite, la République islamique d'Iran partage une frontière de plus de 900 km avec l'Afghanistan et a entretenu des relations conflictuelles avec les talibans pendant leur règne sur un Emirat islamique d'Afghanistan (1996-2001), que Téhéran n'a jamais reconnu. L'Iran a néanmoins semblé esquisser un rapprochement avec cette milice sunnite depuis plusieurs mois au nom du pragmatisme, estimant que les talibans devaient faire "partie de la future solution" en Afghanistan. Lundi, le ministère iranien des Affaires étrangères avait appelé "tous les groupes et tous les camps politiques" à "s'abstenir de recourir à la force et s'engager dans la voie de la négociation et du dialogue". (Belga)