Au cours de ces trois jours à Taïwan, le secrétaire américain à la Santé Alex Azar doit rencontrer la présidente Tsai Ing-wen, bête noire de la Chine qui l'accuse de rechercher l'indépendance formelle de l'île de 23 millions d'habitants. M. Azar est le responsable américain de plus haut rang à se rendre à Taïwan depuis 1979, année où les Etats-Unis avaient rompu leurs relations diplomatiques avec Taipei, capitale de l'île, afin de reconnaître le gouvernement communiste basé à Pékin comme le seul représentant de la Chine. Ils restent toutefois, avec une certaine ambiguïté, l'allié le plus puissant du territoire insulaire et son principal fournisseur d'armes. La visite intervient au moment où les tensions s'exacerbent entre Pékin et Washington sur de nombreux sujets. En réponse à une loi draconienne imposée par Pékin à Hong Kong, Washington vient ainsi d'adopter des sanctions contre onze dirigeants de l'ex-colonie britannique, dont la cheffe de l'exécutif Carrie Lam, parallèlement à des mesures radicales contre les joyaux du numérique chinois TikTok et WeChat. M. Azar va notamment saluer les succès de Taïwan dans la gestion de l'épidémie de Covid-19, au moment où Donald Trump, en difficulté dans les sondages dans une Amérique encore plongée dans la crise sanitaire, accuse la Chine d'être responsable de la pandémie. La République populaire de Chine considère Taïwan comme une de ses provinces. L'île est dirigée par un régime rival qui s'y était réfugié après la prise du pouvoir des communistes sur le continent en 1949, à l'issue de la guerre civile chinoise. Taïwan n'est pas reconnu comme un Etat indépendant par l'ONU. Et Pékin menace de recourir à la force en cas de proclamation formelle d'indépendance à Taipei ou d'intervention extérieure - notamment de Washington. Il y a quelques jours, le gouvernement chinois a présenté la visite de M. Azar comme une menace pour "la paix et la stabilité". (Belga)

Au cours de ces trois jours à Taïwan, le secrétaire américain à la Santé Alex Azar doit rencontrer la présidente Tsai Ing-wen, bête noire de la Chine qui l'accuse de rechercher l'indépendance formelle de l'île de 23 millions d'habitants. M. Azar est le responsable américain de plus haut rang à se rendre à Taïwan depuis 1979, année où les Etats-Unis avaient rompu leurs relations diplomatiques avec Taipei, capitale de l'île, afin de reconnaître le gouvernement communiste basé à Pékin comme le seul représentant de la Chine. Ils restent toutefois, avec une certaine ambiguïté, l'allié le plus puissant du territoire insulaire et son principal fournisseur d'armes. La visite intervient au moment où les tensions s'exacerbent entre Pékin et Washington sur de nombreux sujets. En réponse à une loi draconienne imposée par Pékin à Hong Kong, Washington vient ainsi d'adopter des sanctions contre onze dirigeants de l'ex-colonie britannique, dont la cheffe de l'exécutif Carrie Lam, parallèlement à des mesures radicales contre les joyaux du numérique chinois TikTok et WeChat. M. Azar va notamment saluer les succès de Taïwan dans la gestion de l'épidémie de Covid-19, au moment où Donald Trump, en difficulté dans les sondages dans une Amérique encore plongée dans la crise sanitaire, accuse la Chine d'être responsable de la pandémie. La République populaire de Chine considère Taïwan comme une de ses provinces. L'île est dirigée par un régime rival qui s'y était réfugié après la prise du pouvoir des communistes sur le continent en 1949, à l'issue de la guerre civile chinoise. Taïwan n'est pas reconnu comme un Etat indépendant par l'ONU. Et Pékin menace de recourir à la force en cas de proclamation formelle d'indépendance à Taipei ou d'intervention extérieure - notamment de Washington. Il y a quelques jours, le gouvernement chinois a présenté la visite de M. Azar comme une menace pour "la paix et la stabilité". (Belga)