L'intervention de l'armée chinoise dans la nuit du 3 au 4 juin 1989 avait fait entre plusieurs centaines et plus d'un millier de morts. Elle avait mis fin à sept semaines de manifestations d'étudiants et d'ouvriers qui dénonçaient la corruption et réclamaient la démocratie. Le sujet est totalement tabou en Chine, où la censure traque toute mention de cet événement. "Dans le monde entier, chaque année compte 365 jours. Mais en Chine, un de ces jours est délibérément oublié chaque année", a déclaré sur Twitter la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen. Elle a affirmé que le pouvoir communiste devait se résoudre à affronter le souvenir de cet événement, comme Taïwan qui s'est obligé à reconnaître son propre passé autoritaire, avant la transition vers la démocratie dans les années 1990. "Il fut un temps où des jours manquaient à notre calendrier mais nous avons travaillé pour les mettre en lumière. J'espère qu'un jour, la Chine pourra aussi dire qu'elle l'a fait", a-t-elle encore écrit. Mercredi, le Conseil des affaires de Chine continentale, un organisme taïwanais, a exhorté Pékin à présenter des excuses sincères au sujet de la répression de Tiananmen. Un appel qualifié d'emblée de "non-sens absolu" par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Zhao Lijian. Le souvenir de Tiananmen est traditionnellement commémoré chaque année à Taïwan lors de veillées qui ne sont cependant pas aussi importantes que celle qui a normalement lieu tous les ans à Hong Kong. (Belga)

L'intervention de l'armée chinoise dans la nuit du 3 au 4 juin 1989 avait fait entre plusieurs centaines et plus d'un millier de morts. Elle avait mis fin à sept semaines de manifestations d'étudiants et d'ouvriers qui dénonçaient la corruption et réclamaient la démocratie. Le sujet est totalement tabou en Chine, où la censure traque toute mention de cet événement. "Dans le monde entier, chaque année compte 365 jours. Mais en Chine, un de ces jours est délibérément oublié chaque année", a déclaré sur Twitter la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen. Elle a affirmé que le pouvoir communiste devait se résoudre à affronter le souvenir de cet événement, comme Taïwan qui s'est obligé à reconnaître son propre passé autoritaire, avant la transition vers la démocratie dans les années 1990. "Il fut un temps où des jours manquaient à notre calendrier mais nous avons travaillé pour les mettre en lumière. J'espère qu'un jour, la Chine pourra aussi dire qu'elle l'a fait", a-t-elle encore écrit. Mercredi, le Conseil des affaires de Chine continentale, un organisme taïwanais, a exhorté Pékin à présenter des excuses sincères au sujet de la répression de Tiananmen. Un appel qualifié d'emblée de "non-sens absolu" par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Zhao Lijian. Le souvenir de Tiananmen est traditionnellement commémoré chaque année à Taïwan lors de veillées qui ne sont cependant pas aussi importantes que celle qui a normalement lieu tous les ans à Hong Kong. (Belga)