Or des négociations gouvernementales ne sont qu'un prélude. Une fois l'équipe des ministres formée, il n'y a pas qu'à exécuter ce sur quoi on est tombé d'accord, mais il faut aussi continuer à négocier. Certainement si une conjoncture peu favorable force le gouvernement à corriger sans cesse le tir et à surveiller les comptes avec minutie. En décembre, 11 milliards d'économies ont été trouvés, trois mois après, il faut déjà aller à la pêche de 2 autres milliards. Et de nouvelles opérations de ce genre devraient suivre.

La période qui a précédé le contrôle du budget fut tout sauf exemplaire. Tous les partis ont lancé de petits ballons d'essai, de petites idées jetées dare-dare dans les médias et rejetées tout aussi promptement par les autres partis. Le débat suit toujours les mêmes schémas archiconnus : le PS propose de nouveaux impôts, les partis flamands, de nouvelles économies. Avant même le démarrage des nouvelles négociations, les tabous de chaque parti en rétrécissent déjà le champ d'action.

Di Rupo Ier est tel un joueur aux échecs disposant de peu de pièces, puisque les partis eux-mêmes en ont enlevé une bonne partie avant que le jeu n'ait commencé. Cela conduit naturellement à des négociations laborieuses. Pis : le résultat ressemble souvent à un fatras de mesures à demi atténuées, qui rendent la vie des citoyens encore plus compliquée qu'elle ne l'est. Pour l'instant, une vision commune fait encore défaut.

En d'autres mots, les partis sont toujours prisonniers de leurs propres logiques. Il est dès lors ardu d'établir un projet commun et d'en faire la base de départ des négociations. Pourtant la tâche est très simple, du moins en théorie : comment économiser sans priver l'économie belge de tout oxygène ? Cela devrait être la pierre de touche de chaque mesure mise en avant.

La meilleure décision n'est pas celle à laquelle les six partis offrent le moins de résistance. La meilleure décision est celle qui recueille le plus de crédit chez les six et réponde à une vision commune. A cet égard, le gouvernement a encore beaucoup de chemin à parcourir. Et le temps pour atteindre cet objectif lui est très mesuré.

Liesbeth Van Impe, éditorialiste au Nieuwsblad

Or des négociations gouvernementales ne sont qu'un prélude. Une fois l'équipe des ministres formée, il n'y a pas qu'à exécuter ce sur quoi on est tombé d'accord, mais il faut aussi continuer à négocier. Certainement si une conjoncture peu favorable force le gouvernement à corriger sans cesse le tir et à surveiller les comptes avec minutie. En décembre, 11 milliards d'économies ont été trouvés, trois mois après, il faut déjà aller à la pêche de 2 autres milliards. Et de nouvelles opérations de ce genre devraient suivre. La période qui a précédé le contrôle du budget fut tout sauf exemplaire. Tous les partis ont lancé de petits ballons d'essai, de petites idées jetées dare-dare dans les médias et rejetées tout aussi promptement par les autres partis. Le débat suit toujours les mêmes schémas archiconnus : le PS propose de nouveaux impôts, les partis flamands, de nouvelles économies. Avant même le démarrage des nouvelles négociations, les tabous de chaque parti en rétrécissent déjà le champ d'action. Di Rupo Ier est tel un joueur aux échecs disposant de peu de pièces, puisque les partis eux-mêmes en ont enlevé une bonne partie avant que le jeu n'ait commencé. Cela conduit naturellement à des négociations laborieuses. Pis : le résultat ressemble souvent à un fatras de mesures à demi atténuées, qui rendent la vie des citoyens encore plus compliquée qu'elle ne l'est. Pour l'instant, une vision commune fait encore défaut. En d'autres mots, les partis sont toujours prisonniers de leurs propres logiques. Il est dès lors ardu d'établir un projet commun et d'en faire la base de départ des négociations. Pourtant la tâche est très simple, du moins en théorie : comment économiser sans priver l'économie belge de tout oxygène ? Cela devrait être la pierre de touche de chaque mesure mise en avant. La meilleure décision n'est pas celle à laquelle les six partis offrent le moins de résistance. La meilleure décision est celle qui recueille le plus de crédit chez les six et réponde à une vision commune. A cet égard, le gouvernement a encore beaucoup de chemin à parcourir. Et le temps pour atteindre cet objectif lui est très mesuré. Liesbeth Van Impe, éditorialiste au Nieuwsblad