"Il nous faut nettoyer Afrine des organisations terroristes PYD et YPG", a dit M. Erdogan lors d'un discours à Ankara retransmis à la télévision, ajoutant qu'il fallait y déployer des troupes turques. Ankara considère le Parti de l'Union démocratique (PYD) et son bras armé, les Unités de protection du peuple (YPG), qui contrôlent une large part du nord de la Syrie, comme des organisations "terroristes". Mais les YPG sont aussi la principale composante des Forces démocratique syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue et armée par les Etats-Unis qui a notamment été le fer de lance de la prise de Raqa, capitale autoproclamée de l'EI en Syrie. Ce désaccord sur les YPG a contribué à tendre davantage les rapports ente Ankara et Washington, deux alliés au sein de l'Otan, et M. Erdogan a une nouvelle fois critiqué vendredi les Etats-Unis. "Que venez-vous faire en Syrie, vous qui vous trouvez à 12.000 km de là?", a interrogé le chef de l'Etat turc. La Turquie a lancé l'an dernier une offensive terrestre dans le nord de la Syrie pour repousser l'EI vers le sud et empêcher les YPG de relier les territoires qu'ils contrôlent dans le nord du pays. M. Erdogan a plusieurs fois menacé de lancer une opération militaire à Afrine, et sa nouvelle mise en garde survient à quelques jours d'un important sommet Russie-Turquie-Iran, mercredi. La Russie et l'Iran, qui soutiennent le régime syrien, et la Turquie, qui appuie l'opposition, parrainent un accord visant à réduire l'intensité des combats pour préparer le terrain à un accord politique en vue de mettre un terme au conflit syrien qui a fait plus de 330.000 morts depuis mars 2011. Dans le cadre de cet accord, la Turquie a notamment déployé des troupes ayant une mission d'observation dans la province d'Idleb (nord-ouest), non loin de la zone d'Afrine contrôlée par les YPG. (Belga)

"Il nous faut nettoyer Afrine des organisations terroristes PYD et YPG", a dit M. Erdogan lors d'un discours à Ankara retransmis à la télévision, ajoutant qu'il fallait y déployer des troupes turques. Ankara considère le Parti de l'Union démocratique (PYD) et son bras armé, les Unités de protection du peuple (YPG), qui contrôlent une large part du nord de la Syrie, comme des organisations "terroristes". Mais les YPG sont aussi la principale composante des Forces démocratique syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue et armée par les Etats-Unis qui a notamment été le fer de lance de la prise de Raqa, capitale autoproclamée de l'EI en Syrie. Ce désaccord sur les YPG a contribué à tendre davantage les rapports ente Ankara et Washington, deux alliés au sein de l'Otan, et M. Erdogan a une nouvelle fois critiqué vendredi les Etats-Unis. "Que venez-vous faire en Syrie, vous qui vous trouvez à 12.000 km de là?", a interrogé le chef de l'Etat turc. La Turquie a lancé l'an dernier une offensive terrestre dans le nord de la Syrie pour repousser l'EI vers le sud et empêcher les YPG de relier les territoires qu'ils contrôlent dans le nord du pays. M. Erdogan a plusieurs fois menacé de lancer une opération militaire à Afrine, et sa nouvelle mise en garde survient à quelques jours d'un important sommet Russie-Turquie-Iran, mercredi. La Russie et l'Iran, qui soutiennent le régime syrien, et la Turquie, qui appuie l'opposition, parrainent un accord visant à réduire l'intensité des combats pour préparer le terrain à un accord politique en vue de mettre un terme au conflit syrien qui a fait plus de 330.000 morts depuis mars 2011. Dans le cadre de cet accord, la Turquie a notamment déployé des troupes ayant une mission d'observation dans la province d'Idleb (nord-ouest), non loin de la zone d'Afrine contrôlée par les YPG. (Belga)