Les deux autres candidats qui se présentaient face à lui, Abdallah Salloum Abdallah, ex-ministre et parlementaire, et Mahmoud Mareï, membre de l'opposition tolérée par le pouvoir, ont obtenu respectivement 1,5% et 3,3% de voix. Dans un pays ravagé depuis 2011 par la guerre, 14,2 millions de personnes ont participé au scrutin, sur les 18,1 millions appelés théoriquement à voter, soit un taux de participation de 76,64% selon le président du Parlement, qui a annoncé les résultats lors d'une conférence de presse. L'élection s'est déroulée dans les zones contrôlées par le régime, soit deux-tiers du territoire, et dans certaines ambassades syriennes à l'étranger. Il s'agit de la deuxième présidentielle en Syrie depuis le début en 2011 d'une guerre complexe ayant fait plus de 388.000 morts. En 2014, M. Assad avait obtenu plus de 88% des voix selon les résultats officiels. Les Occidentaux ont qualifié l'élection de "ni libre ni juste" et l'opposition a dénoncé une "mascarade". Le scrutin excluait de facto les figures de l'opposition en exil, très affaiblie, la loi électorale imposant aux candidats d'avoir vécu en Syrie dix ans consécutifs. Bachar al-Assad est réélu pour un quatrième mandat, lui qui avait accédé à la présidence en 2000 par référendum (à l'âge de 34 ans), après la mort de son père Hafez al-Assad. Ancien ophtalmologue formé au Royaume-Uni, Bachar al-Assad avait vu son destin bifurquer à la suite de la mort en 1994 du "dauphin" Bassel, son frère aîné, tué dans un accident de la route à Damas. A son arrivée au pouvoir, il incarnait une figure de réformateur, prompt à enclencher une libéralisation économique et une relative ouverture politique. Mais le "Printemps de Damas" sera de courte durée. Les opposants seront rapidement bâillonnés et emprisonnés. Quant à l'ouverture économique, elle voit l'émergence d'une garde rapprochée s'accaparant les richesses et creusant ainsi les inégalités sociales. (Belga)

Les deux autres candidats qui se présentaient face à lui, Abdallah Salloum Abdallah, ex-ministre et parlementaire, et Mahmoud Mareï, membre de l'opposition tolérée par le pouvoir, ont obtenu respectivement 1,5% et 3,3% de voix. Dans un pays ravagé depuis 2011 par la guerre, 14,2 millions de personnes ont participé au scrutin, sur les 18,1 millions appelés théoriquement à voter, soit un taux de participation de 76,64% selon le président du Parlement, qui a annoncé les résultats lors d'une conférence de presse. L'élection s'est déroulée dans les zones contrôlées par le régime, soit deux-tiers du territoire, et dans certaines ambassades syriennes à l'étranger. Il s'agit de la deuxième présidentielle en Syrie depuis le début en 2011 d'une guerre complexe ayant fait plus de 388.000 morts. En 2014, M. Assad avait obtenu plus de 88% des voix selon les résultats officiels. Les Occidentaux ont qualifié l'élection de "ni libre ni juste" et l'opposition a dénoncé une "mascarade". Le scrutin excluait de facto les figures de l'opposition en exil, très affaiblie, la loi électorale imposant aux candidats d'avoir vécu en Syrie dix ans consécutifs. Bachar al-Assad est réélu pour un quatrième mandat, lui qui avait accédé à la présidence en 2000 par référendum (à l'âge de 34 ans), après la mort de son père Hafez al-Assad. Ancien ophtalmologue formé au Royaume-Uni, Bachar al-Assad avait vu son destin bifurquer à la suite de la mort en 1994 du "dauphin" Bassel, son frère aîné, tué dans un accident de la route à Damas. A son arrivée au pouvoir, il incarnait une figure de réformateur, prompt à enclencher une libéralisation économique et une relative ouverture politique. Mais le "Printemps de Damas" sera de courte durée. Les opposants seront rapidement bâillonnés et emprisonnés. Quant à l'ouverture économique, elle voit l'émergence d'une garde rapprochée s'accaparant les richesses et creusant ainsi les inégalités sociales. (Belga)