La Suisse va verser 60 millions supplémentaires en 2021 pour aider la population en Syrie. La Confédération a décidé de débloquer ce montant au vu de l'aggravation de la situation humanitaire sur le territoire. L'Allemagne, par la voix de son chef de la diplomatie Heiko Maas, s'est engagée à verser 1,74 milliard d'euros, soit 20% de ce montant (8,5 milliards d'euros), et les États-Unis quelque 510 millions d'euros. Le montant des engagements totaux s'élève à 6,4 milliards de dollars à l'issue d'une conférence de deux jours, organisée virtuellement pour cause de pandémie entre quelque 80 délégations. Ce résultat se situe en deçà des 10 milliards visés par l'Onu. "La tragédie syrienne ne doit pas durer encore dix ans. Y mettre un terme commence par rendre l'espoir, et ça commence avec nos engagements, ici aujourd'hui", a souligné Heiko Maas. Cette cinquième édition de la "Conférence de Bruxelles pour la Syrie" vise aussi à soutenir les pays voisins (Liban, Jordanie, Turquie, Irak, Égypte) qui ont accueilli 80% des réfugiés syriens ayant dû fuir leur pays. L'aide financière doit notamment faciliter l'accès à l'enseignement pour les enfants réfugiés. L'Onu a appelé à des dons d'au moins 10 milliards de dollars pour l'année en cours, en rappelant que 24 millions de personnes ont besoin de soutien en Syrie et dans la région, soit quatre millions de plus que l'an dernier. L'objectif affiché était de collecter "au moins 4,2 milliards de dollars pour la réponse humanitaire à l'intérieur de la Syrie et 5,8 milliards supplémentaires pour soutenir les réfugiés et les communautés d'accueil dans la région", ont précisé les Nations unies. "Depuis dix ans, les Syriens ont enduré la mort, la destruction, les déplacements forcés et les privations, et la situation ne s'améliore pas, au contraire", a plaidé dans un message vidéo le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres. La précédente édition de la conférence des donateurs s'était soldée par des promesses de financement à hauteur de 5,5 milliards de dollars pour l'année 2020, selon l'Onu. De son côté la Commission européenne avait évoqué "des engagements" totalisant 7,7 milliards de dollars, dont une part de près de 30% correspondant à des promesses pour 2021. L'UE et ses 27 États membres revendiquent d'avoir contribué aux deux tiers de ce total. Le bloc européen dit avoir mobilisé quelque 29 milliards de dollars (24,7 milliards d'euros) pour venir en aide au peuple syrien depuis 2011. Déclenché en mars 2011 par la répression d'une révolte populaire, le conflit en Syrie s'est transformé en guerre dévastatrice, qui a fait plus de 387.000 morts, selon l'Observatoire syrien des droits humains (OSDH). La guerre a aussi poussé à l'exode des millions de personnes. (Belga)

La Suisse va verser 60 millions supplémentaires en 2021 pour aider la population en Syrie. La Confédération a décidé de débloquer ce montant au vu de l'aggravation de la situation humanitaire sur le territoire. L'Allemagne, par la voix de son chef de la diplomatie Heiko Maas, s'est engagée à verser 1,74 milliard d'euros, soit 20% de ce montant (8,5 milliards d'euros), et les États-Unis quelque 510 millions d'euros. Le montant des engagements totaux s'élève à 6,4 milliards de dollars à l'issue d'une conférence de deux jours, organisée virtuellement pour cause de pandémie entre quelque 80 délégations. Ce résultat se situe en deçà des 10 milliards visés par l'Onu. "La tragédie syrienne ne doit pas durer encore dix ans. Y mettre un terme commence par rendre l'espoir, et ça commence avec nos engagements, ici aujourd'hui", a souligné Heiko Maas. Cette cinquième édition de la "Conférence de Bruxelles pour la Syrie" vise aussi à soutenir les pays voisins (Liban, Jordanie, Turquie, Irak, Égypte) qui ont accueilli 80% des réfugiés syriens ayant dû fuir leur pays. L'aide financière doit notamment faciliter l'accès à l'enseignement pour les enfants réfugiés. L'Onu a appelé à des dons d'au moins 10 milliards de dollars pour l'année en cours, en rappelant que 24 millions de personnes ont besoin de soutien en Syrie et dans la région, soit quatre millions de plus que l'an dernier. L'objectif affiché était de collecter "au moins 4,2 milliards de dollars pour la réponse humanitaire à l'intérieur de la Syrie et 5,8 milliards supplémentaires pour soutenir les réfugiés et les communautés d'accueil dans la région", ont précisé les Nations unies. "Depuis dix ans, les Syriens ont enduré la mort, la destruction, les déplacements forcés et les privations, et la situation ne s'améliore pas, au contraire", a plaidé dans un message vidéo le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres. La précédente édition de la conférence des donateurs s'était soldée par des promesses de financement à hauteur de 5,5 milliards de dollars pour l'année 2020, selon l'Onu. De son côté la Commission européenne avait évoqué "des engagements" totalisant 7,7 milliards de dollars, dont une part de près de 30% correspondant à des promesses pour 2021. L'UE et ses 27 États membres revendiquent d'avoir contribué aux deux tiers de ce total. Le bloc européen dit avoir mobilisé quelque 29 milliards de dollars (24,7 milliards d'euros) pour venir en aide au peuple syrien depuis 2011. Déclenché en mars 2011 par la répression d'une révolte populaire, le conflit en Syrie s'est transformé en guerre dévastatrice, qui a fait plus de 387.000 morts, selon l'Observatoire syrien des droits humains (OSDH). La guerre a aussi poussé à l'exode des millions de personnes. (Belga)