Se basant sur les chiffres 2011 de l'Institut de santé publique, le député dit vouloir en faire une lecture différente. Plus de six personnes étrangères contaminées sur dix sont originaires d'Afrique subsaharienne et 46% des personnes infectées sont homosexuelles, relève-t-il. "Or aujourd'hui, les messages de prévention s'adressent à tous: les couples hétérosexuels, les couples homosexuels; je pense que le message rate sa cible", souligne Alain Destexhe.

Le nombre de nouvelles infections du sida reste stable depuis dix ans, affirme-t-il, ce qui prouve à ses yeux l'inefficacité des politiques de préventions. Le montant alloué aux associations du secteur pose aussi question. "Certaines associations chouchous des pouvoirs publics reçoivent des montants substantiels, alors que d'autres qui font du bon travail ne reçoivent rien du tout", note-t-il, se disant interpellé par l'absence de transparence qui règne dans les montants reçus.

Le député appelle à réaliser un audit externe de la politique de prévention et des associations du secteur, à orienter "en sortant du politiquement correct" les moyens vers les groupes cibles, à réévaluer les moyens alloués à la prévention de différentes pathologies en fonction de leur prévalence et de leur mortalité, et de revoir en profondeur l'éducation sexuelle des jeunes.

Se basant sur les chiffres 2011 de l'Institut de santé publique, le député dit vouloir en faire une lecture différente. Plus de six personnes étrangères contaminées sur dix sont originaires d'Afrique subsaharienne et 46% des personnes infectées sont homosexuelles, relève-t-il. "Or aujourd'hui, les messages de prévention s'adressent à tous: les couples hétérosexuels, les couples homosexuels; je pense que le message rate sa cible", souligne Alain Destexhe. Le nombre de nouvelles infections du sida reste stable depuis dix ans, affirme-t-il, ce qui prouve à ses yeux l'inefficacité des politiques de préventions. Le montant alloué aux associations du secteur pose aussi question. "Certaines associations chouchous des pouvoirs publics reçoivent des montants substantiels, alors que d'autres qui font du bon travail ne reçoivent rien du tout", note-t-il, se disant interpellé par l'absence de transparence qui règne dans les montants reçus. Le député appelle à réaliser un audit externe de la politique de prévention et des associations du secteur, à orienter "en sortant du politiquement correct" les moyens vers les groupes cibles, à réévaluer les moyens alloués à la prévention de différentes pathologies en fonction de leur prévalence et de leur mortalité, et de revoir en profondeur l'éducation sexuelle des jeunes.