Mais en l'absence de Zuhal Demir, ministre flamande du Climat restée en Belgique pour cause de Covid-19 au sein de son cabinet, le gouvernement flamand a brillé par son absence. Ce "side-event", dans le jargon des conférences climat, était organisé mercredi après-midi, en marge de la COP26, au lendemain d'une journée qui a vu les différents étages de la Maison Belgique étaler au grand jour leurs divergences. Le ministre wallon Philippe Henry, qui préside la Commission nationale climat (CNC), a en effet dû constater mardi le fait que "malgré les efforts déployés", il serait impossible d'aboutir à un accord intra-belge à court terme, et a fortiori lors de la COP26, sur le partage des efforts en matière de politique climatique. Ceux qui avaient espéré un accord intra-belge sur le "burden sharing", du moins dans ses grandes lignes, avant Glasgow, ont eu pour leurs frais. Mercredi, la ministre fédérale de la Coopération au développement, Meryame Kitir, flanquée du ministre bruxellois du Climat, Alain Maron, et de son homologue wallon Philippe Henry, a exposé les efforts belges en matière de financement climat et les résultats obtenus sur le terrain, comme au Sahel. L'aide belge fait la part belle à l'adaptation aux conséquences des changements climatiques et peut se reposer sur des projets de qualité et l'expertise reconnue de l'agence de développement Enabel. La Belgique s'est également engagée récemment à lutter activement contre la déforestation dans le monde, et notamment dans le bassin du Congo, avec une contribution prévue de 200 millions d'euros sur cinq ans. Le financement climat international est un sujet crucial à la COP26 alors les pays développés ont échoué à respecter leur promesse de verser 100 milliards de dollars par an aux pays du Sud à partir de 2020. Avec près de 80 milliards de dollars atteints en 2019, cette promesse ne serait respectée qu'en 2023, selon l'OCDE, laissant les pays en voie de développement bien marris. La Belgique, qui n'a elle-même pas été épargnée cet été par les effets dévastateurs du dérèglement climatique, avec les inondations meurtrières de la mi-juillet, a tenté de démontrer sa bonne foi. Notre pays a consacré 728 millions d'euros entre 2013 et 2020 au financement climat à destination des pays les plus vulnérables au changement climatique. Les montants consacrés ont été revenus à la hausse et devraient l'être encore à l'avenir. "Les financements ne sont pas encore assez importants", a reconnu Mme Kitir, "mais quand votre propre pays est en crise, ce n'est pas si évident ni si facile d'augmenter le financement climat. Nous avons pu le faire et je suis fière de cela", a ajouté la ministre fédérale. Pour le CNCD-11.11.11, l'évènement officiel de ce mercredi s'apparente toutefois à une "occasion manquée". "Nous sommes déçus de voir que les querelles institutionnelles belges ont pris le pas sur la solidarité internationale", réagit Rebecca Thissen, chargée de recherche en justice climatique. "Un engagement ambitieux, clair et pluriannuel est pourtant un élément essentiel pour garantir la prévisibilité des financements alloués et donc renforcer la confiance dans les négociations climatiques internationales". Le CNDC-11.11.11 salue en revanche le fait que le gouvernement fédéral et les Régions bruxelloise et wallonne ont annoncé de nouvelles contributions, faisant ainsi "un pas vers plus de justice climatique". (Belga)

Mais en l'absence de Zuhal Demir, ministre flamande du Climat restée en Belgique pour cause de Covid-19 au sein de son cabinet, le gouvernement flamand a brillé par son absence. Ce "side-event", dans le jargon des conférences climat, était organisé mercredi après-midi, en marge de la COP26, au lendemain d'une journée qui a vu les différents étages de la Maison Belgique étaler au grand jour leurs divergences. Le ministre wallon Philippe Henry, qui préside la Commission nationale climat (CNC), a en effet dû constater mardi le fait que "malgré les efforts déployés", il serait impossible d'aboutir à un accord intra-belge à court terme, et a fortiori lors de la COP26, sur le partage des efforts en matière de politique climatique. Ceux qui avaient espéré un accord intra-belge sur le "burden sharing", du moins dans ses grandes lignes, avant Glasgow, ont eu pour leurs frais. Mercredi, la ministre fédérale de la Coopération au développement, Meryame Kitir, flanquée du ministre bruxellois du Climat, Alain Maron, et de son homologue wallon Philippe Henry, a exposé les efforts belges en matière de financement climat et les résultats obtenus sur le terrain, comme au Sahel. L'aide belge fait la part belle à l'adaptation aux conséquences des changements climatiques et peut se reposer sur des projets de qualité et l'expertise reconnue de l'agence de développement Enabel. La Belgique s'est également engagée récemment à lutter activement contre la déforestation dans le monde, et notamment dans le bassin du Congo, avec une contribution prévue de 200 millions d'euros sur cinq ans. Le financement climat international est un sujet crucial à la COP26 alors les pays développés ont échoué à respecter leur promesse de verser 100 milliards de dollars par an aux pays du Sud à partir de 2020. Avec près de 80 milliards de dollars atteints en 2019, cette promesse ne serait respectée qu'en 2023, selon l'OCDE, laissant les pays en voie de développement bien marris. La Belgique, qui n'a elle-même pas été épargnée cet été par les effets dévastateurs du dérèglement climatique, avec les inondations meurtrières de la mi-juillet, a tenté de démontrer sa bonne foi. Notre pays a consacré 728 millions d'euros entre 2013 et 2020 au financement climat à destination des pays les plus vulnérables au changement climatique. Les montants consacrés ont été revenus à la hausse et devraient l'être encore à l'avenir. "Les financements ne sont pas encore assez importants", a reconnu Mme Kitir, "mais quand votre propre pays est en crise, ce n'est pas si évident ni si facile d'augmenter le financement climat. Nous avons pu le faire et je suis fière de cela", a ajouté la ministre fédérale. Pour le CNCD-11.11.11, l'évènement officiel de ce mercredi s'apparente toutefois à une "occasion manquée". "Nous sommes déçus de voir que les querelles institutionnelles belges ont pris le pas sur la solidarité internationale", réagit Rebecca Thissen, chargée de recherche en justice climatique. "Un engagement ambitieux, clair et pluriannuel est pourtant un élément essentiel pour garantir la prévisibilité des financements alloués et donc renforcer la confiance dans les négociations climatiques internationales". Le CNDC-11.11.11 salue en revanche le fait que le gouvernement fédéral et les Régions bruxelloise et wallonne ont annoncé de nouvelles contributions, faisant ainsi "un pas vers plus de justice climatique". (Belga)