Le Soir n'a pas pu déterminer le montant touché par le management du groupe industriel liégeois, mais plusieurs millions d'euros sont évoqués.

En 2018, lorsqu'est entré en vigueur le décret gouvernance en Wallonie, une négociation avait été ouverte par certains cadres de Nethys, dont le salaire devait être plafonné. Ils menaçaient de partir et de réclamer des indemnités de rupture de contrat, ce qui aurait pu coûter cher à Nethys.

Un accord est finalement conclu (le dossier est piloté par le comité de rémunération, présidé par François Fornieri, NDLR). Certains managers, dont Stéphane Moreau, obtiennent une compensation financière pour la réduction de leur salaire, décidée juste avant l'entrée en vigueur du décret. Ces compensations sont versées en plusieurs fois et sous différentes formes: salaire, prime exceptionnelle d'assurance-groupe.

Le Soir a appris que plusieurs millions de compensations ont été intégralement payés au management. Une découverte qui explique la décision de licenciement immédiat, sans indemnité.