Le débat ouvert à l'occasion du dépôt de la motion libérale a donné lieu à une opposition frontale de Bruno De Lille (Groen) pour qui la motion du MR/Open Vld "est inspirée d'un point de vue colonial inspiré des années '50". L'élu écologiste néerlandophone s'est dit davantage proche de la proposition DéFI - relayée lundi soir par Marie Nagy - de créer un monument dédié aux victimes du colonialisme sur la Place du Trône, car elle correspond à une proposition antérieure des Verts. Il n'a pas été aussi loin que DéFI qui, à en croire Marie Nagy, exclut d'emblée le retrait des statues d'acteurs du colonialisme "car une mise au musée pourrait aussi faciliter l'oubli de ce passé". Le cdH a soutenu la proposition du MR à condition de changer de priorité: rendre obligatoire dans toutes les écoles secondaires de la Ville de Bruxelles l'enseignement sur la colonisation avant de parler du maintien des statues. Bertin Mampaka a jugé que la priorité devait aller à la reconnaissance de la place des populations d'origine subsaharienne dans la société bruxelloise car jusqu'ici, on n'en trouve guère de représentants dans la police, l'enseignement de la Ville et bien d'autres services. Le bourgmestre de la Ville, Philippe Close (PS) estime que l'on a à ce point trainé pour aborder le passé colonial de la Belgique que cela rend le débat difficile. Pour lui, le ton de la motion proposée par le MR n'est pas le bon. Il importe de faire les choses dans l'ordre en permettant au débat proposé à l'échelon fédéral par le président de la Chambre, Patrick Dewael (Open Vld) de déboucher sur la fixation d'un cadre. Idem à la Région. La Ville de Bruxelles ne se désengagera pas pour autant, mais elle s'inscrira dans ce cadre, a-t-il dit. Cela peut prendre un peu de temps, a-t-il reconnu, faisant référence aux années qu'il a fallu à la localité de Puurs pour retirer le nom du prêtre collaborateur Cyriel Verschaeven. Mais cela n'exclut nullement de prendre, dans l'intervalle, des initiatives en faveur de l'antiracisme et pour permettre la création d'une sculpture évocatrice de la diversité, a-t-il dit. (Belga)

Le débat ouvert à l'occasion du dépôt de la motion libérale a donné lieu à une opposition frontale de Bruno De Lille (Groen) pour qui la motion du MR/Open Vld "est inspirée d'un point de vue colonial inspiré des années '50". L'élu écologiste néerlandophone s'est dit davantage proche de la proposition DéFI - relayée lundi soir par Marie Nagy - de créer un monument dédié aux victimes du colonialisme sur la Place du Trône, car elle correspond à une proposition antérieure des Verts. Il n'a pas été aussi loin que DéFI qui, à en croire Marie Nagy, exclut d'emblée le retrait des statues d'acteurs du colonialisme "car une mise au musée pourrait aussi faciliter l'oubli de ce passé". Le cdH a soutenu la proposition du MR à condition de changer de priorité: rendre obligatoire dans toutes les écoles secondaires de la Ville de Bruxelles l'enseignement sur la colonisation avant de parler du maintien des statues. Bertin Mampaka a jugé que la priorité devait aller à la reconnaissance de la place des populations d'origine subsaharienne dans la société bruxelloise car jusqu'ici, on n'en trouve guère de représentants dans la police, l'enseignement de la Ville et bien d'autres services. Le bourgmestre de la Ville, Philippe Close (PS) estime que l'on a à ce point trainé pour aborder le passé colonial de la Belgique que cela rend le débat difficile. Pour lui, le ton de la motion proposée par le MR n'est pas le bon. Il importe de faire les choses dans l'ordre en permettant au débat proposé à l'échelon fédéral par le président de la Chambre, Patrick Dewael (Open Vld) de déboucher sur la fixation d'un cadre. Idem à la Région. La Ville de Bruxelles ne se désengagera pas pour autant, mais elle s'inscrira dans ce cadre, a-t-il dit. Cela peut prendre un peu de temps, a-t-il reconnu, faisant référence aux années qu'il a fallu à la localité de Puurs pour retirer le nom du prêtre collaborateur Cyriel Verschaeven. Mais cela n'exclut nullement de prendre, dans l'intervalle, des initiatives en faveur de l'antiracisme et pour permettre la création d'une sculpture évocatrice de la diversité, a-t-il dit. (Belga)