On avait laissé la Belgique déchirée par les attentats du 22 mars 2016, montrée du doigt pour l'échec de sa politique migratoire et malmenée par un Belgium bashing persistant venu de l'étranger. Bruxelles, sa capitale mal aimée en Flandre et en Wallonie, était raillée pour son incapacité à prendre les problèmes à bras-le-corps, à l'image de ces ponts et tunnels s'écroulant de partout. " Il n'y a plus d'ambition belge ", scandait même il y a un an, pile, dans Le Vif/L'Express, Rudi Vervoort, un ministre-président bruxellois (PS) fâché par l'incapacité de parvenir à un accord sur la construction d'un stade national en vue de l'Euro 2020. Paralysé par sa complexité institutionnelle, notre pays cultivait décidément une bien mauvaise réputation. " Il y a un frémissement, reconnaît Rudi Vervoort, douze mois plus tard. On retrouve des ambitions. Mais nous devons tous être conscients qu'on ne les concrérisera que dans le dialogue et avec de réelles impulsions au niveau du pouvoir fédéral... "
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