Organisée ces lundi et mardi par l'ONU et l'Union européenne, la 5e édition de la conférence vise à aider les Syriens ainsi que les réfugiés syriens dans les pays voisins, notamment au Liban, en Turquie, en Irak ou en Jordanie. Elle réunit virtuellement quelque 80 délégations de 50 pays participants, auxquelles s'ajoutent des ONG et des institutions financières internationales. L'objectif est de collecter plus de 10 milliards de dollars, dont au moins 4,2 milliards pour la réponse humanitaire en Syrie et 5,8 milliards pour soutenir les réfugiés et les communautés d'accueil dans la région. Parmi les grosses contributions déjà annoncées, l'Allemagne s'est engagée à verser plus de 1,7 milliard. Berlin avait déjà été le plus important donateur de la précédente édition. Le montant final des promesses de versement sera annoncé en fin de journée. "Après dix ans de conflit, la situation humanitaire en Syrie reste extrêmement précaire. Le conflit - la plus grande tragédie humaine depuis des décennies - a tué des centaines de milliers de personnes et déplacé la moitié de la population. Des millions de Syriens vivent sous la menace constante de la violence et plus de la moitié de la population syrienne dépend de l'aide humanitaire", ont souligné les Affaires étrangères belges dans un communiqué. La Belgique soutient l'approche de l'envoyé des Nations unies Geir Pedersen, qui vise à prendre en compte tous les aspects du conflit et à préparer le terrain pour une solution politique crédible. "L'impasse actuelle est inacceptable. Il est urgent que toutes les parties, en particulier le régime de Damas et ses alliés, assument leurs responsabilités. Les négociations au sein du comité constitutionnel sont complètement bloquées. La Belgique salue donc toutes les initiatives susceptibles d'aider M. Pedersen à mettre en place un format international qui implique tous les acteurs et qui puisse garantir une solution pouvant conduire à une Syrie démocratique et prospère", a affirmé Mme Wilmès (MR). "Plus de la moitié des enfants syriens n'ont connu que la guerre. La communauté internationale doit faire tout son possible pour redonner un avenir à la jeunesse syrienne" a ajouté Mme Kitir (Vooruit). L'enveloppe belge de 18 millions d'euros vient s'ajouter à un total de 69 millions d'euros d'aide flexible débloquée pour répondre aux besoins humanitaires dans le monde. Ces "fonds flexibles" ne sont donc pas liés à une opération d'aide spécifique. Ils s'inscrivent dans la stratégie humanitaire de la Belgique visant à permettre aux organisations d'aide de répondre rapidement aux besoins actuels. "Il va sans dire qu'une grande partie de ce financement flexible aidera également les personnes vivant en Syrie et dans la région", selon les Affaires étrangères. (Belga)

Organisée ces lundi et mardi par l'ONU et l'Union européenne, la 5e édition de la conférence vise à aider les Syriens ainsi que les réfugiés syriens dans les pays voisins, notamment au Liban, en Turquie, en Irak ou en Jordanie. Elle réunit virtuellement quelque 80 délégations de 50 pays participants, auxquelles s'ajoutent des ONG et des institutions financières internationales. L'objectif est de collecter plus de 10 milliards de dollars, dont au moins 4,2 milliards pour la réponse humanitaire en Syrie et 5,8 milliards pour soutenir les réfugiés et les communautés d'accueil dans la région. Parmi les grosses contributions déjà annoncées, l'Allemagne s'est engagée à verser plus de 1,7 milliard. Berlin avait déjà été le plus important donateur de la précédente édition. Le montant final des promesses de versement sera annoncé en fin de journée. "Après dix ans de conflit, la situation humanitaire en Syrie reste extrêmement précaire. Le conflit - la plus grande tragédie humaine depuis des décennies - a tué des centaines de milliers de personnes et déplacé la moitié de la population. Des millions de Syriens vivent sous la menace constante de la violence et plus de la moitié de la population syrienne dépend de l'aide humanitaire", ont souligné les Affaires étrangères belges dans un communiqué. La Belgique soutient l'approche de l'envoyé des Nations unies Geir Pedersen, qui vise à prendre en compte tous les aspects du conflit et à préparer le terrain pour une solution politique crédible. "L'impasse actuelle est inacceptable. Il est urgent que toutes les parties, en particulier le régime de Damas et ses alliés, assument leurs responsabilités. Les négociations au sein du comité constitutionnel sont complètement bloquées. La Belgique salue donc toutes les initiatives susceptibles d'aider M. Pedersen à mettre en place un format international qui implique tous les acteurs et qui puisse garantir une solution pouvant conduire à une Syrie démocratique et prospère", a affirmé Mme Wilmès (MR). "Plus de la moitié des enfants syriens n'ont connu que la guerre. La communauté internationale doit faire tout son possible pour redonner un avenir à la jeunesse syrienne" a ajouté Mme Kitir (Vooruit). L'enveloppe belge de 18 millions d'euros vient s'ajouter à un total de 69 millions d'euros d'aide flexible débloquée pour répondre aux besoins humanitaires dans le monde. Ces "fonds flexibles" ne sont donc pas liés à une opération d'aide spécifique. Ils s'inscrivent dans la stratégie humanitaire de la Belgique visant à permettre aux organisations d'aide de répondre rapidement aux besoins actuels. "Il va sans dire qu'une grande partie de ce financement flexible aidera également les personnes vivant en Syrie et dans la région", selon les Affaires étrangères. (Belga)