"Le gouvernement est engagé dans une campagne militaire brutale et prolongée" contre l'opposition armée, a précisé la diplomate américaine, qui s'est rendue au Soudan du Sud fin octobre. "Les deux parties sont responsables d'atrocités contre les civils", mais "le gouvernement est le premier responsable de meurtres sur la base de l'ethnie et pour avoir bloqué délibérément l'acheminement de l'aide humanitaire". Dans les camps de réfugiés sud-soudanais, "presque toutes les femmes ont été violées, parfois à plusieurs reprises", et "les histoires de violences sexuelles sont inimaginables", a rapporté Haley, évoquant le récit d'une mère forcée à manger la chair de son propre bébé jeté dans les flammes sous ses yeux. L'ambassadrice américaine a rapporté avoir ensuite montré au président Kiir, qu'elle a rencontré à Juba, la capitale du jeune Etat africain, les photos de sa visite dans les camps. "Je lui ai dit qu'il ne pouvait pas nier ce qu'elles représentent", et "il n'a pas tenté de le nier". Rappelant que les Etats-Unis, très impliqués dans l'indépendance du Sud-Soudan, avaient jadis placé "de grandes espérances" en Salva Kiir l'ex-chef rebelle, Nikki Haley a dit son "dégoût pour ce qu'il a laissé faire et pour ce qu'il a lui-même fait à son peuple". L'émissaire américaine, qui a rang de ministre, a assuré, sans plus de précisions, avoir signifié au président sud-soudanais "une série de choses que nous attendons dans un futur proche", et aussi ce qui l'attend s'il n'obtempère pas. Selon elle, un premier "signe prometteur" et "bienvenu" vient d'être émis par Juba où, a-t-elle dit, Salva Kiir a ordonné d'accorder aux organisations humanitaires "un accès libre et sans entrave". "Nous le jugerons sur ses actes", a-t-elle toutefois précisé, car il "a déjà rompu ses promesses" par le passé. (Belga)

"Le gouvernement est engagé dans une campagne militaire brutale et prolongée" contre l'opposition armée, a précisé la diplomate américaine, qui s'est rendue au Soudan du Sud fin octobre. "Les deux parties sont responsables d'atrocités contre les civils", mais "le gouvernement est le premier responsable de meurtres sur la base de l'ethnie et pour avoir bloqué délibérément l'acheminement de l'aide humanitaire". Dans les camps de réfugiés sud-soudanais, "presque toutes les femmes ont été violées, parfois à plusieurs reprises", et "les histoires de violences sexuelles sont inimaginables", a rapporté Haley, évoquant le récit d'une mère forcée à manger la chair de son propre bébé jeté dans les flammes sous ses yeux. L'ambassadrice américaine a rapporté avoir ensuite montré au président Kiir, qu'elle a rencontré à Juba, la capitale du jeune Etat africain, les photos de sa visite dans les camps. "Je lui ai dit qu'il ne pouvait pas nier ce qu'elles représentent", et "il n'a pas tenté de le nier". Rappelant que les Etats-Unis, très impliqués dans l'indépendance du Sud-Soudan, avaient jadis placé "de grandes espérances" en Salva Kiir l'ex-chef rebelle, Nikki Haley a dit son "dégoût pour ce qu'il a laissé faire et pour ce qu'il a lui-même fait à son peuple". L'émissaire américaine, qui a rang de ministre, a assuré, sans plus de précisions, avoir signifié au président sud-soudanais "une série de choses que nous attendons dans un futur proche", et aussi ce qui l'attend s'il n'obtempère pas. Selon elle, un premier "signe prometteur" et "bienvenu" vient d'être émis par Juba où, a-t-elle dit, Salva Kiir a ordonné d'accorder aux organisations humanitaires "un accès libre et sans entrave". "Nous le jugerons sur ses actes", a-t-elle toutefois précisé, car il "a déjà rompu ses promesses" par le passé. (Belga)