Signe que M. Béchir n'est pas prêt à céder à la pression de la rue, le parti du Congrès national (NCP), au pouvoir, a appelé l'ensemble de ses membres à un rassemblement de soutien au chef de l'Etat jeudi à Khartoum. Réunis dans la capitale devant le QG de l'armée depuis samedi, des milliers de Soudanais demandent eux inlassablement la démission du président au pouvoir depuis trois décennies. "Le peuple veut la chute du régime", ont scandé toute la nuit ces manifestants, faisant le "V" de la victoire et allumant leurs téléphones en guise de bougies. Agitant des drapeaux nationaux et entonnant des chansons révolutionnaires, ils ont continué à appeler l'armée à rejoindre leur mouvement de contestation, né en décembre mais qui a connu un net regain samedi dernier. "La nuit s'est passée dans le calme, sans incident", a déclaré un manifestant ayant passé la nuit devant le QG de l'armée. "Nous estimons que le soutien des soldats et celui de la police désormais, s'accroit, avec certitude", a-t-il ajouté. Mercredi matin, les manifestants tentaient de réunir des fonds pour assurer eau et nourriture à la foule restée devant le QG de l'armée, alors que la température dépasse les 40 degrés à l'ombre en journée à Khartoum. La présence depuis samedi de manifestants devant le QG de l'armée a relancé le mouvement de contestation, dont l'étincelle de départ a été la décision du gouvernement de tripler du prix du pain le 19 décembre. Au moins 38 manifestants ont été tués depuis le début de la contestation, dont sept samedi, selon les autorités. (Belga)

Signe que M. Béchir n'est pas prêt à céder à la pression de la rue, le parti du Congrès national (NCP), au pouvoir, a appelé l'ensemble de ses membres à un rassemblement de soutien au chef de l'Etat jeudi à Khartoum. Réunis dans la capitale devant le QG de l'armée depuis samedi, des milliers de Soudanais demandent eux inlassablement la démission du président au pouvoir depuis trois décennies. "Le peuple veut la chute du régime", ont scandé toute la nuit ces manifestants, faisant le "V" de la victoire et allumant leurs téléphones en guise de bougies. Agitant des drapeaux nationaux et entonnant des chansons révolutionnaires, ils ont continué à appeler l'armée à rejoindre leur mouvement de contestation, né en décembre mais qui a connu un net regain samedi dernier. "La nuit s'est passée dans le calme, sans incident", a déclaré un manifestant ayant passé la nuit devant le QG de l'armée. "Nous estimons que le soutien des soldats et celui de la police désormais, s'accroit, avec certitude", a-t-il ajouté. Mercredi matin, les manifestants tentaient de réunir des fonds pour assurer eau et nourriture à la foule restée devant le QG de l'armée, alors que la température dépasse les 40 degrés à l'ombre en journée à Khartoum. La présence depuis samedi de manifestants devant le QG de l'armée a relancé le mouvement de contestation, dont l'étincelle de départ a été la décision du gouvernement de tripler du prix du pain le 19 décembre. Au moins 38 manifestants ont été tués depuis le début de la contestation, dont sept samedi, selon les autorités. (Belga)