Quatre manifestants ont été condamnés à cinq ans de prison, trois à trois ans et un à six mois pour "participation à un rassemblement interdit" par trois tribunaux différents à Khartoum, selon l'agence officielle SUNA. Il s'agit des premières condamnations prononcées depuis l'instauration mardi de "tribunaux d'exception", chargés de réprimer les violations de l'état d'urgence. Cet état d'urgence a été imposé le 22 février dernier pour un an et dans tout le pays par M. el-Béchir, confronté depuis fin décembre à des manifestations quasi quotidiennes déclenchées par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, dans un pays en plein marasme économique. Ces manifestations antigouvernementales constituent le plus sérieux défi pour M. Béchir depuis son arrivée au pouvoir il y a trente ans. Selon un bilan officiel, 31 personnes sont mortes depuis le 19 décembre. L'ONG Human Rights Watch (HRW) évoque le chiffre de 51 morts. (Belga)

Quatre manifestants ont été condamnés à cinq ans de prison, trois à trois ans et un à six mois pour "participation à un rassemblement interdit" par trois tribunaux différents à Khartoum, selon l'agence officielle SUNA. Il s'agit des premières condamnations prononcées depuis l'instauration mardi de "tribunaux d'exception", chargés de réprimer les violations de l'état d'urgence. Cet état d'urgence a été imposé le 22 février dernier pour un an et dans tout le pays par M. el-Béchir, confronté depuis fin décembre à des manifestations quasi quotidiennes déclenchées par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, dans un pays en plein marasme économique. Ces manifestations antigouvernementales constituent le plus sérieux défi pour M. Béchir depuis son arrivée au pouvoir il y a trente ans. Selon un bilan officiel, 31 personnes sont mortes depuis le 19 décembre. L'ONG Human Rights Watch (HRW) évoque le chiffre de 51 morts. (Belga)