En Wallonie, les intentions de vote pour les élections fédérales donnent pour la première fois le PTB à la deuxième place avec 20,5% (contre 18,4% en décembre 2016 et 5,5% aux élections de 2014) derrière le MR (qui devient le premier parti de la Région avec 22,7%, en baisse de 0,4% depuis décembre). Le PS, qui glisse de 25,4% à 20,3%, n'arrive plus que troisième, conséquences, on l'imagine, du scandale Publifin. Le cdH passe, de son côté, sous les 10 %.

Dans le contexte tourmenté de l'affaire Publifin, ce sondage réalisé par Dedicated auprès de 2.898 électeurs belges entre le 16 et le 20 mars 2017, se devait en effet d'être pris avec certaines précautions. Sur son site Internet, la RTBF précise d'ailleurs que " dans un contexte où les sondages d'opinions sont régulièrement mis sur la sellette et leurs résultats sujets à débats, la RTBF et la Libre ont souhaité que le baromètre [...], vu les mouvements importants et les faibles écarts dans le classement entre partis, soit vérifié et recoupé par l'institut Dedicated."

De son côté, l'institut reconnu pour le sérieux de ses coups de sonde, explique que la RTBF et La Libre ont désiré "affiner" son résultat, le jugeant très serré entre le PTB et le PS (0,2 % d'écart seulement), avance Sudpresse qui ajoute que, selon des sources bien informées, des pressions ont bel et bien été effectuées pour effectuer ces "vérifications". "Puisque nous avions le temps avant la publication des résultats, nous avons posé des questions supplémentaires dans un sondage différent ", déclare Marc Dumoulin, responsable.

Le PS repasse devant le PTB

La raison de ce second tour de sonde : l'hypermédiatisation de l'affaire Publifin très défavorable au PS. Les électeurs ont donc été interviewés lors d'une période un peu moins tourmentée de la commission d'enquête. Une telle vérification n'est pourtant pas courante dans ce genre de sondage. "C'est la première fois que cela m'arrive de toute ma carrière ", avoue Marc Dumoulin. " La décision de réaliser un second sondage n'a pas été la mienne mais celle de nos commanditaires. J'ai pris la décision de publier les résultats du premier sondage, les rédactions ont marqué leur accord", précise-t-il.

L'échantillon a ainsi été élargi avec un résultat quasiment identique, à la différence que le PS repassait devant le PTB avec... 0,2 % d'écart. Finalement, la RTBF et la Libre ont décidé de diffuser le premier sondage mettant en avant la montée spectaculaire du PTB en Wallonie.

NB : La marge d'erreur maximale du sondage est de 3% sur l'échantillon en Flandre, de 3,2% en Wallonie et à Bruxelles et de 1,8% sur l'échantillon national.

Lire aussi: PTB : l'épreuve des urnes, la question du pouvoir

En Wallonie, les intentions de vote pour les élections fédérales donnent pour la première fois le PTB à la deuxième place avec 20,5% (contre 18,4% en décembre 2016 et 5,5% aux élections de 2014) derrière le MR (qui devient le premier parti de la Région avec 22,7%, en baisse de 0,4% depuis décembre). Le PS, qui glisse de 25,4% à 20,3%, n'arrive plus que troisième, conséquences, on l'imagine, du scandale Publifin. Le cdH passe, de son côté, sous les 10 %. Dans le contexte tourmenté de l'affaire Publifin, ce sondage réalisé par Dedicated auprès de 2.898 électeurs belges entre le 16 et le 20 mars 2017, se devait en effet d'être pris avec certaines précautions. Sur son site Internet, la RTBF précise d'ailleurs que " dans un contexte où les sondages d'opinions sont régulièrement mis sur la sellette et leurs résultats sujets à débats, la RTBF et la Libre ont souhaité que le baromètre [...], vu les mouvements importants et les faibles écarts dans le classement entre partis, soit vérifié et recoupé par l'institut Dedicated."De son côté, l'institut reconnu pour le sérieux de ses coups de sonde, explique que la RTBF et La Libre ont désiré "affiner" son résultat, le jugeant très serré entre le PTB et le PS (0,2 % d'écart seulement), avance Sudpresse qui ajoute que, selon des sources bien informées, des pressions ont bel et bien été effectuées pour effectuer ces "vérifications". "Puisque nous avions le temps avant la publication des résultats, nous avons posé des questions supplémentaires dans un sondage différent ", déclare Marc Dumoulin, responsable. La raison de ce second tour de sonde : l'hypermédiatisation de l'affaire Publifin très défavorable au PS. Les électeurs ont donc été interviewés lors d'une période un peu moins tourmentée de la commission d'enquête. Une telle vérification n'est pourtant pas courante dans ce genre de sondage. "C'est la première fois que cela m'arrive de toute ma carrière ", avoue Marc Dumoulin. " La décision de réaliser un second sondage n'a pas été la mienne mais celle de nos commanditaires. J'ai pris la décision de publier les résultats du premier sondage, les rédactions ont marqué leur accord", précise-t-il. L'échantillon a ainsi été élargi avec un résultat quasiment identique, à la différence que le PS repassait devant le PTB avec... 0,2 % d'écart. Finalement, la RTBF et la Libre ont décidé de diffuser le premier sondage mettant en avant la montée spectaculaire du PTB en Wallonie. NB : La marge d'erreur maximale du sondage est de 3% sur l'échantillon en Flandre, de 3,2% en Wallonie et à Bruxelles et de 1,8% sur l'échantillon national.Lire aussi: PTB : l'épreuve des urnes, la question du pouvoir