Ce second "sommet informel" fait suite à une précédente rencontre sur ce format des leaders des deux nations les plus peuplées du monde, en avril l'année dernière à Wuhan (Chine). Ils devraient y discuter de leurs relations bilatérales ainsi que de leurs contentieux territoriaux et commerciaux. Le ministère des Affaires étrangères indien n'a pas annoncé officiellement la tenue de ce sommet mais a ouvert les accréditations à la presse. D'après les médias indiens, cette rencontre se déroulera dans la ville de Mamallapuram (Tamil Nadu, sud), connue pour ses temples et ses sculptures de pierre. À la suite de leur entretien, les deux dirigeants devraient visiter les sites touristiques de la ville, avant que le président chinois ne se rende samedi au Népal. D'après la presse népalaise, Xi Jinping sera à Katmandou ce week-end avant de retourner en Chine. La révocation cet été par New Delhi du statut d'autonomie du Cachemire indien, ainsi que sa division en deux territoires distincts, a irrité Pékin. La Chine revendique certaines parties du Ladakh, désert himalayen frontalier du Xinjiang et du Tibet, qui constitue la partie orientale de la région du Cachemire. "L'Inde a persévéré à éroder la souveraineté territoriale chinoise en changeant unilatéralement sa loi intérieure", avait déclaré en août le ministre des Affaires étrangères chinois. L'Inde revendique pour sa part certaines parties de la zone du Ladakh contrôlée par la Chine. New Delhi s'inquiète également du projet des "Nouvelles routes de la soie", un grand réseau d'infrastructures et de routes de transport convergeant vers la Chine, dont une partie passe par le Cachemire pakistanais, territoire que l'Inde considère comme le sien. Le commerce est également un point de contentieux entre les deux géants asiatiques. D'après la presse locale, l'Inde a récemment soulevé la question de son déficit commercial de 55 milliards de dollars et enjoint la Chine à donner un meilleur accès à son marché intérieur aux entreprises indiennes. Xi Jingping, de son côté, devrait inciter Narendra Modi à ouvrir le marché indien aux réseaux 5G de l'équipementier Huawei, placé sur liste noire par Washington pour des soupçons d'espionnage pour le compte des autorités chinoises. (Belga)