Si l'énergie semblait se perdre un peu dans le menu fourni des discussions, c'est bien sur ce sujet que les leaders ont coincé. Ils y sont revenus en soirée après l'avoir mis de côté, mais toujours sans parvenir à se mettre d'accord. Le sommet est donc arrivé à son terme sans conclusions sur ce point. "Un échange de vues a été possible sur le sujet. Toutefois nous devons constater que les divergences autour de la table n'ont pas permis ce soir d'obtenir un accord sur le texte des conclusions qui était présenté", a sobrement constaté en conférence de presse le président du Conseil européen Charles Michel. Certains pays auraient aimé évoquer la taxonomie dans les conclusions, cette future catégorisation des activités économiques en fonction de leur durabilité, destinée à orienter les investissements. C'est la Commission européenne qui est chargée, via des actes délégués, de définir les critères qui vont guider cette classification. Elle l'a déjà fait en partie, mais on en attend un autre volet dans les prochains jours (avant la fin de l'année), qui devrait clarifier la place que pourraient prendre le nucléaire et le gaz dans cette grille. Le sujet est plutôt épineux, avec la France qui s'affiche en leader des pro-nucléaire, alors que l'Allemagne, autre grand acteur européen, a clairement décidé de mettre cette source d'énergie de côté. "Il est dommage que l'on ne soit pas parvenu à un accord (...) J'ai l'impression que c'était surtout symbolique", a estimé le Premier ministre Alexander De Croo à l'issue du sommet. Il a rappelé que c'est bien la Commission que l'on attend sur le sujet, et que le débat devait surtout aborder les prix de l'énergie. A ce sujet, un autre point de tension est le désaccord sur une possible manipulation du système d'échanges de quotas d'émissions européen (ETS ou SEQE-UE), a-t-il laissé entendre. "Le Conseil avait demandé à la Commission de permettre une analyse, pour regarder s'il y a eu manipulation, spéculation sur les droits ETS. La conclusion était que ce n'était pas le cas, que l'augmentation des prix était due à d'autres facteurs (...) mais certains pays continuent de poser la question de manière implicite", résume Alexander De Croo. Charles Michel a lui aussi pointé cet élément comme un des deux "sujets très difficiles" du jour dans le dossier énergie. Le sujet reviendra sur la table lors d'un prochain sommet. (Belga)

Si l'énergie semblait se perdre un peu dans le menu fourni des discussions, c'est bien sur ce sujet que les leaders ont coincé. Ils y sont revenus en soirée après l'avoir mis de côté, mais toujours sans parvenir à se mettre d'accord. Le sommet est donc arrivé à son terme sans conclusions sur ce point. "Un échange de vues a été possible sur le sujet. Toutefois nous devons constater que les divergences autour de la table n'ont pas permis ce soir d'obtenir un accord sur le texte des conclusions qui était présenté", a sobrement constaté en conférence de presse le président du Conseil européen Charles Michel. Certains pays auraient aimé évoquer la taxonomie dans les conclusions, cette future catégorisation des activités économiques en fonction de leur durabilité, destinée à orienter les investissements. C'est la Commission européenne qui est chargée, via des actes délégués, de définir les critères qui vont guider cette classification. Elle l'a déjà fait en partie, mais on en attend un autre volet dans les prochains jours (avant la fin de l'année), qui devrait clarifier la place que pourraient prendre le nucléaire et le gaz dans cette grille. Le sujet est plutôt épineux, avec la France qui s'affiche en leader des pro-nucléaire, alors que l'Allemagne, autre grand acteur européen, a clairement décidé de mettre cette source d'énergie de côté. "Il est dommage que l'on ne soit pas parvenu à un accord (...) J'ai l'impression que c'était surtout symbolique", a estimé le Premier ministre Alexander De Croo à l'issue du sommet. Il a rappelé que c'est bien la Commission que l'on attend sur le sujet, et que le débat devait surtout aborder les prix de l'énergie. A ce sujet, un autre point de tension est le désaccord sur une possible manipulation du système d'échanges de quotas d'émissions européen (ETS ou SEQE-UE), a-t-il laissé entendre. "Le Conseil avait demandé à la Commission de permettre une analyse, pour regarder s'il y a eu manipulation, spéculation sur les droits ETS. La conclusion était que ce n'était pas le cas, que l'augmentation des prix était due à d'autres facteurs (...) mais certains pays continuent de poser la question de manière implicite", résume Alexander De Croo. Charles Michel a lui aussi pointé cet élément comme un des deux "sujets très difficiles" du jour dans le dossier énergie. Le sujet reviendra sur la table lors d'un prochain sommet. (Belga)