Les discussions ont pourtant duré, cet après-midi, concernant cet équilibre à atteindre à l'horizon 2050 entre les émissions et les absorptions de gaz à effet de serre par les sols et les forêts. Un texte de compromis mentionne bien l'ambition d'atteindre cette neutralité en se référant à l'accord de Paris sur le climat, mais il relègue la date de 2050 en simple note de bas de page, selon une source européenne. Plus tôt dans la journée, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki avait conditionné un éventuel feu vert à des compensations financières pour aider les pays les moins riches à atteindre l'objectif. Nombre de pays d'Europe de l'est restent fort tributaires du charbon et autres énergies fossiles. Un objectif trop ambitieux à leurs yeux pèserait sur leur économie, avec des répercussions sur l'emploi, font-ils valoir. Ces dernières semaines, de nombreux pays réticents - et en particulier l'Allemagne - s'étaient pourtant rangés derrière l'objectif 2050 préconisé par la Commission européenne, laissant entrevoir l'espoir d'un accord dès ce Sommet européen de juin. L'Union comptait ainsi apparaître comme le meilleur élève de la classe mondiale au "Sommet Action Climat" organisé par l'Onu en septembre prochain. (Belga)