"La Wallonie est notre plus grand partenaire", a souligné Jean Goep, fondateur-directeur de Nébéday, une ONG qui apprend aux populations locales du Sénégal à fabriquer du charbon de paille en substitution au charbon de bois pour lutter contre la déforestation, et promeut la participation des habitants à la gestion des forêts. A ses yeux, les grands financements passant par des organismes tels que la Banque mondiale ou le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) prennent trop de temps pour arriver sur le terrain, au point qu'ils ne répondent parfois plus aux besoins initiaux. Ils sont aussi trop souvent ponctionnés par les tâches administratives et d'expertise. "Sur un million d'euros, combien d'argent arrive 'au village'? 50.000 euros? En donnant directement 10 fois moins à des projets plus petits, on fait 10 fois plus. Et nous n'avons pas peur non plus d'arrêter des projets qui ne marcheraient pas", expose M. Goep. Le ministre wallon de l'Environnement Carlo Di Antonio se dit partisan de ces subventions directes à des organisations publiques ou privées des pays partenaires (Bénin, Burkina Faso, Sénégal, Rwanda, Burundi, RDC, Haïti, Équateur), plutôt que de verser à un fonds international. Depuis 2011, la Wallonie a versé 23 millions d'euros à des projets multilatéraux menés par des acteurs institutionnels, mais aussi à 31 projets bilatéraux du type Nébéday, pour lesquels 800.000 euros sont encore prévus en 2018, sur un financement annuel de huit millions d'euros. (Belga)

"La Wallonie est notre plus grand partenaire", a souligné Jean Goep, fondateur-directeur de Nébéday, une ONG qui apprend aux populations locales du Sénégal à fabriquer du charbon de paille en substitution au charbon de bois pour lutter contre la déforestation, et promeut la participation des habitants à la gestion des forêts. A ses yeux, les grands financements passant par des organismes tels que la Banque mondiale ou le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) prennent trop de temps pour arriver sur le terrain, au point qu'ils ne répondent parfois plus aux besoins initiaux. Ils sont aussi trop souvent ponctionnés par les tâches administratives et d'expertise. "Sur un million d'euros, combien d'argent arrive 'au village'? 50.000 euros? En donnant directement 10 fois moins à des projets plus petits, on fait 10 fois plus. Et nous n'avons pas peur non plus d'arrêter des projets qui ne marcheraient pas", expose M. Goep. Le ministre wallon de l'Environnement Carlo Di Antonio se dit partisan de ces subventions directes à des organisations publiques ou privées des pays partenaires (Bénin, Burkina Faso, Sénégal, Rwanda, Burundi, RDC, Haïti, Équateur), plutôt que de verser à un fonds international. Depuis 2011, la Wallonie a versé 23 millions d'euros à des projets multilatéraux menés par des acteurs institutionnels, mais aussi à 31 projets bilatéraux du type Nébéday, pour lesquels 800.000 euros sont encore prévus en 2018, sur un financement annuel de huit millions d'euros. (Belga)