Conseil et Commission divergent sur l'interprétation des règles protocolaires lors de visites à l'étranger des deux dirigeants. Ces divergences ont été étalées au grand jour quand, lors d'une rencontre avec le président turc Recep Tayyip Erdogan mardi à Ankara, l'Allemande a affiché sa désapprobation d'être installée sur un divan en retrait de ses deux interlocuteurs, assis quant à eux côte à côte dans des fauteuils. Ce que la presse a rapidement qualifié de "Sofagate" a valu à l'ex-Premier ministre belge d'être taxé de misogynie - ce dont il a dû se défendre - là où s'affichait une lutte de représentation entre deux des principales institutions de l'UE. La rencontre de ce lundi 17h00 sera la première entre les deux dirigeants depuis Ankara, Mme Von der Leyen ayant poursuivi sa mission turque par la Jordanie avant de prendre quelques jours de vacances chez elle, "pour la première fois depuis Noël", a précisé un porte-parole de la Commission. Pour les missions dans le cadre de la politique extérieure et de sécurité commune (PESC), c'est bien le président du Conseil européen qui assure la représentation extérieure de l'Union, disent les traités. Mais ils affirment aussi que c'est la Commission qui assure cette représentation extérieure hors PESC. À ceci s'ajoutent des textes interinstitutionnels réglant la préséance. Vu les divergences d'interprétation, le chef de cabinet d'Ursula von der Leyen, l'Allemand Bjoern Seibert, a écrit à son homologue du Conseil, le Belge Frédéric Bernard, pour lui faire part de sa lecture des textes. Ce mail "reprend notre analyse de la situation, notre interprétation des règles, en vue de trouver un modus vivendi entre les deux institutions, pour un fonctionnement et une préparation harmonieux des futures visites", a confirmé la Commission. "La présidente ne revendique rien de plus que ce qu'il y a dans les traités, elle n'a aucunement la volonté de parler à la place du président du Conseil pour les questions de politique extérieure et de sécurité commune", selon le porte-parole en chef, Eric Mamer. À ses yeux, "il est important de clarifier une fois pour toutes l'organisation de ces missions". Mardi, le Parlement européen pourrait décider d'inviter les deux présidents à s'expliquer publiquement sur cet incident qui a mis à mal l'image d'unité des institutions européennes. (Belga)

Conseil et Commission divergent sur l'interprétation des règles protocolaires lors de visites à l'étranger des deux dirigeants. Ces divergences ont été étalées au grand jour quand, lors d'une rencontre avec le président turc Recep Tayyip Erdogan mardi à Ankara, l'Allemande a affiché sa désapprobation d'être installée sur un divan en retrait de ses deux interlocuteurs, assis quant à eux côte à côte dans des fauteuils. Ce que la presse a rapidement qualifié de "Sofagate" a valu à l'ex-Premier ministre belge d'être taxé de misogynie - ce dont il a dû se défendre - là où s'affichait une lutte de représentation entre deux des principales institutions de l'UE. La rencontre de ce lundi 17h00 sera la première entre les deux dirigeants depuis Ankara, Mme Von der Leyen ayant poursuivi sa mission turque par la Jordanie avant de prendre quelques jours de vacances chez elle, "pour la première fois depuis Noël", a précisé un porte-parole de la Commission. Pour les missions dans le cadre de la politique extérieure et de sécurité commune (PESC), c'est bien le président du Conseil européen qui assure la représentation extérieure de l'Union, disent les traités. Mais ils affirment aussi que c'est la Commission qui assure cette représentation extérieure hors PESC. À ceci s'ajoutent des textes interinstitutionnels réglant la préséance. Vu les divergences d'interprétation, le chef de cabinet d'Ursula von der Leyen, l'Allemand Bjoern Seibert, a écrit à son homologue du Conseil, le Belge Frédéric Bernard, pour lui faire part de sa lecture des textes. Ce mail "reprend notre analyse de la situation, notre interprétation des règles, en vue de trouver un modus vivendi entre les deux institutions, pour un fonctionnement et une préparation harmonieux des futures visites", a confirmé la Commission. "La présidente ne revendique rien de plus que ce qu'il y a dans les traités, elle n'a aucunement la volonté de parler à la place du président du Conseil pour les questions de politique extérieure et de sécurité commune", selon le porte-parole en chef, Eric Mamer. À ses yeux, "il est important de clarifier une fois pour toutes l'organisation de ces missions". Mardi, le Parlement européen pourrait décider d'inviter les deux présidents à s'expliquer publiquement sur cet incident qui a mis à mal l'image d'unité des institutions européennes. (Belga)