Des combattants du groupe État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), branche de Boko Haram, à bord de camions équipés de mitrailleuses, ont attaqué la base d'Auno, à 25 km de Maiduguri, capitale de l'État du Borno, ont précisé ces sources. "Nous avons perdu six soldats dans les attaques lancées par les terroristes samedi vers 18H30", a indiqué à l'AFP un officier sous le couvert de l'anonymat. Les affrontements ont duré deux heures, jusqu'à ce que les militaires nigérians, submergés, soient contraints de battre en retraite, a affirmé une autre source militaire, confirmant ce bilan. L'armée recherche 45 soldats qui n'ont pu être localisés mais dont elle estime qu'ils sont parvenus à s'échapper, a ajouté cette source. Les assaillants ont pillé des armes et incendié des bâtiments à l'intérieur de la base avant d'être repoussés avec un soutien aérien, selon les mêmes sources. La zone a été visée récemment par des séries d'attaques contre l'armée et des enlèvements de conducteurs à des faux barrages de forces de sécurité. L'ISWAP, qui a fait scission de Boko Haram pour s'affilier à l'EI, multiplie les attaques contre les forces armées et a tué des dizaines, voire des centaines de soldats nigérians. Mais elle est accusée de s'en prendre également de plus en plus souvent aux civils. En février, au moins 30 passagers et chauffeurs routiers contraints de s'arrêter pour la nuit à l'entrée d'Auno en raison d'un couvre-feu imposé par l'armée avaient été tués au cours d'une attaque imputée aux djihadistes. Plus de 36.000 personnes ont été tuées et environ deux millions ont été déplacées en une décennie de conflit dans le nord-est du Nigeria. (Belga)

Des combattants du groupe État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), branche de Boko Haram, à bord de camions équipés de mitrailleuses, ont attaqué la base d'Auno, à 25 km de Maiduguri, capitale de l'État du Borno, ont précisé ces sources. "Nous avons perdu six soldats dans les attaques lancées par les terroristes samedi vers 18H30", a indiqué à l'AFP un officier sous le couvert de l'anonymat. Les affrontements ont duré deux heures, jusqu'à ce que les militaires nigérians, submergés, soient contraints de battre en retraite, a affirmé une autre source militaire, confirmant ce bilan. L'armée recherche 45 soldats qui n'ont pu être localisés mais dont elle estime qu'ils sont parvenus à s'échapper, a ajouté cette source. Les assaillants ont pillé des armes et incendié des bâtiments à l'intérieur de la base avant d'être repoussés avec un soutien aérien, selon les mêmes sources. La zone a été visée récemment par des séries d'attaques contre l'armée et des enlèvements de conducteurs à des faux barrages de forces de sécurité. L'ISWAP, qui a fait scission de Boko Haram pour s'affilier à l'EI, multiplie les attaques contre les forces armées et a tué des dizaines, voire des centaines de soldats nigérians. Mais elle est accusée de s'en prendre également de plus en plus souvent aux civils. En février, au moins 30 passagers et chauffeurs routiers contraints de s'arrêter pour la nuit à l'entrée d'Auno en raison d'un couvre-feu imposé par l'armée avaient été tués au cours d'une attaque imputée aux djihadistes. Plus de 36.000 personnes ont été tuées et environ deux millions ont été déplacées en une décennie de conflit dans le nord-est du Nigeria. (Belga)