Vendredi dernier, alors que se déroulait le comité de concertation, les hôpitaux de la province de Liège, après avoir dédié 50% des lits en soins intensifs à des patients Covid-19 (phase 1B du plan d'urgence hospitalière), ont indiqué qu'ils craignaient la saturation d'ici 48 à 72 heures. Une inquiétude répétée durant le week-end par le directeur médical du CHU de Liège, Pierre Gillet, qui précisait qu'un transfert de patients entre sites était organisé afin de faire face aux admissions classiques et à celles dues à une infection par le coronavirus. "Lundi, des salles de chirurgie seront transformées en unités Covid. En soins intensifs, nous bénéficions d'un peu plus de marge mais il faudra peut-être aussi en arriver aux transferts interprovinciaux d'ici 24 heures", annonçait-il. Ce qui rejoint les propos de Philippe Devos de lundi matin. Il affirme que la situation actuelle est "pire qu'en mars" et ce, en raison du maintien des autres activités au sein des hôpitaux et de l'absentéisme parmi le personnel soignant allant jusqu'à 20%. Au CHU de Liège, la cellule de crise doit se réunir ce lundi midi. Elle devrait décider d'activer la phase 2A, soit passer à 60% de lits en soins intensifs pour les patients Covid-19. On y dénombre actuellement 18 personnes en soins intensifs. Il pourrait, en outre, être décidé d'ouvrir deux nouvelles salles dédiées à des patients Covid, ce qui sous-entend de déprogrammer des interventions et de mettre en suspens certaines activités. Au CHR de la Citadelle, on dénombre à ce jour 105 patients Covid, dont 17 en soins intensifs. Trois places en soins intensifs y sont encore disponibles, sur base de la phase 1B. "Si les soignants sont mieux armés maintenant qu'en mars face au virus, ils sont par contre fatigués", y souligne-t-on. "La volonté est de maintenir au maximum les patients non-Covid mais, cette semaine, nous devrons sans doute ouvrir une 5e salle pour patients Covid." (Belga)

Vendredi dernier, alors que se déroulait le comité de concertation, les hôpitaux de la province de Liège, après avoir dédié 50% des lits en soins intensifs à des patients Covid-19 (phase 1B du plan d'urgence hospitalière), ont indiqué qu'ils craignaient la saturation d'ici 48 à 72 heures. Une inquiétude répétée durant le week-end par le directeur médical du CHU de Liège, Pierre Gillet, qui précisait qu'un transfert de patients entre sites était organisé afin de faire face aux admissions classiques et à celles dues à une infection par le coronavirus. "Lundi, des salles de chirurgie seront transformées en unités Covid. En soins intensifs, nous bénéficions d'un peu plus de marge mais il faudra peut-être aussi en arriver aux transferts interprovinciaux d'ici 24 heures", annonçait-il. Ce qui rejoint les propos de Philippe Devos de lundi matin. Il affirme que la situation actuelle est "pire qu'en mars" et ce, en raison du maintien des autres activités au sein des hôpitaux et de l'absentéisme parmi le personnel soignant allant jusqu'à 20%. Au CHU de Liège, la cellule de crise doit se réunir ce lundi midi. Elle devrait décider d'activer la phase 2A, soit passer à 60% de lits en soins intensifs pour les patients Covid-19. On y dénombre actuellement 18 personnes en soins intensifs. Il pourrait, en outre, être décidé d'ouvrir deux nouvelles salles dédiées à des patients Covid, ce qui sous-entend de déprogrammer des interventions et de mettre en suspens certaines activités. Au CHR de la Citadelle, on dénombre à ce jour 105 patients Covid, dont 17 en soins intensifs. Trois places en soins intensifs y sont encore disponibles, sur base de la phase 1B. "Si les soignants sont mieux armés maintenant qu'en mars face au virus, ils sont par contre fatigués", y souligne-t-on. "La volonté est de maintenir au maximum les patients non-Covid mais, cette semaine, nous devrons sans doute ouvrir une 5e salle pour patients Covid." (Belga)