"Mehdi Nemmouche fait ce qu'il annonce. Au directeur de la prison de Salon-de-Provence il dit: 'je vais rejoindre le djihad, je vais tuer les apostats'. C'est bien ce qu'il a fait. Et si j'étais les policiers auxquels Mehdi Nemmouche a demandé leurs nom lors de la confrontation avec Nacer Bendrer, et à qui il a dit: 'quand je m'évade, je sais à qui je pourrai rendre une petite visite', je m'inquiéterais s'il est remis en liberté", a exposé Me Koning, comparant Mehdi Nemmouche à Adolf Hitler. "Lui aussi a fait son manifeste en prison et y a annoncé ce qu'il allait faire, exterminer les juifs et envahir l'Europe, mais personne ne l'a pris au sérieux." "Le parcours terroriste est donc annoncé, puis expérimenté en Syrie et concrétisé avec son point d'orgue en Belgique, mais... non assumé! Pourquoi? ", a interrogé Me Koning. "Parce qu'il veut continuer à maîtriser le script. S'il dit d'emblée que c'est lui, ça n'intéresse plus personne. Il entretient le suspense, toute la presse est tenue en haleine, il reste mystérieux. C'est un beau roman, une histoire sombre qu'il écrit tous les jours avec sa défense", a-t-il livré comme analyse. "S'il était courageux, il aurait assumé. Seul le fanatisme l'a amené à faire ce qu'il a fait. Mehdi Nemmouche est timide et faible, comme l'a dit sa grand-mère. C'est cette face de sa personnalité qu'il voulait cacher à la cour". Après l'avoir comparé à Hitler, Me Koning a fait un parallèle entre l'accusé et l'ancien ministre français Jérome Cahuzac. "Le 31 janvier, Mehdi Nemmouche, les yeux dans les yeux, a condamné les faits devant cette assemblée. A-t-il pu mentir? Oui, comme l'ancien ministre l'avait fait, les yeux dans les yeux devant l'Assemblée nationale, en jurant qu'il n'avait jamais eu de compte caché en Suisse", a adressé l'avocat aux jurés. (Belga)