La ministre avait assuré avoir fondé sa décision sur des informations de la Sûreté de l'État pour établir que la mosquée ne rencontrait pas toutes les conditions de reconnaissance décrétales. Mais le service civil de renseignement et de sécurité avait mis cette interprétation en doute, dans une démarche rarissime.

Dans la majorité, les critiques ont été virulentes. Le chef de groupe Open Vld Bart Somers a non seulement invité la ministre à communiquer avec davantage de prudence sur la Sûreté de l'État, afin de ne pas mettre cette institution en péril, mais il a également dénoncé l'absence d'une "approche structurelle" et d'un plan d'action contre l'ingérence du président turc Recep Tayyip Erdogan dans la société en Flandre. "C'est le devoir et l'obligation du gouvernement flamand d'y répondre, en allant au-delà d'une politique à la petite semaine et d'une politique-spectacle", a-t-il lancé.

Pour le CD&V, Koen Van den Heuvel a appelé la ministre à "lire de manière correcte" les rapports de la Sûreté. "Un outil d'aide à la lecture" serait peut-être nécessaire, a-t-il ironisé, avant d'en appeler lui aussi à une politique contraignante mais "sans spectacle". La ministre s'est défendue pas à pas. "J'ai lancé la procédure comme elle devait l'être, je la poursuivrai et je n'ai pas l'intention de revenir sur ma décision", a-t-elle asséné.

Liesbeth Homans a également laissé entendre que la Sûreté de l'État n'avait pas l'intention de rencontrer sa demande de dresser un rapport sur les douze autres mosquées de Flandre liées à Diyanet, le département turc des affaires religieuses.

La ministre avait assuré avoir fondé sa décision sur des informations de la Sûreté de l'État pour établir que la mosquée ne rencontrait pas toutes les conditions de reconnaissance décrétales. Mais le service civil de renseignement et de sécurité avait mis cette interprétation en doute, dans une démarche rarissime. Dans la majorité, les critiques ont été virulentes. Le chef de groupe Open Vld Bart Somers a non seulement invité la ministre à communiquer avec davantage de prudence sur la Sûreté de l'État, afin de ne pas mettre cette institution en péril, mais il a également dénoncé l'absence d'une "approche structurelle" et d'un plan d'action contre l'ingérence du président turc Recep Tayyip Erdogan dans la société en Flandre. "C'est le devoir et l'obligation du gouvernement flamand d'y répondre, en allant au-delà d'une politique à la petite semaine et d'une politique-spectacle", a-t-il lancé. Pour le CD&V, Koen Van den Heuvel a appelé la ministre à "lire de manière correcte" les rapports de la Sûreté. "Un outil d'aide à la lecture" serait peut-être nécessaire, a-t-il ironisé, avant d'en appeler lui aussi à une politique contraignante mais "sans spectacle". La ministre s'est défendue pas à pas. "J'ai lancé la procédure comme elle devait l'être, je la poursuivrai et je n'ai pas l'intention de revenir sur ma décision", a-t-elle asséné. Liesbeth Homans a également laissé entendre que la Sûreté de l'État n'avait pas l'intention de rencontrer sa demande de dresser un rapport sur les douze autres mosquées de Flandre liées à Diyanet, le département turc des affaires religieuses.