Les organisations syndicales étaient invitées à déposer leur avis sur le texte proposé par le gouvernement. Elles ont formulé leurs remarques et ont décidé de confirmer leur désaccord au ministre. "On n'a pas de budget, pas de détails sur l'organisation pratique du service minimum", justifie Claudine Coupienne, secrétaire permanente CSC Services publics. "Cela n'améliorera pas les conditions de travail des agents pénitentiaires et la situation des détenus. Rien ne change, sauf que le texte prive les agents d'une partie de leurs droits syndicaux."

D'après la SLFP, certaines prisons fonctionneraient avec davantage d'agents en cas de service minimum plutôt que lors d'une journée normale car les cadres sont incomplets. "Le ministre veut essayer de supprimer le droit de grève", ajoute Pascal Verhelst, secrétaire permanent du syndicat libéral.

La CGSP-AMiO attend par ailleurs la publication de l'arrêté royal pour déposer un recours au Conseil d'Etat. "Nous contesterons aussi probablement la loi devant la Cour constitutionnelle", poursuit le secrétaire fédéral Michel Jacobs.

La réglementation concernant le service minimum dans les prisons a été votée mi-mars à la Chambre. Les négociations sur l'organisation concrète de cette mesure ont commencé début juillet, notamment sur le nombre de personnes à affecter et pour quelles tâches.