Dans ce petit film, une foule s'en prend à Aleksandar Vucic, scandant "Pederu", une insulte homophobe particulièrement vulgaire en serbe. Le propos du clip est de montrer qu'Aleksandar Vucic serait en butte aux insultes violentes de ses adversaires. Mais la scène a fait réagir des organisations de protection des droits des homosexuels. Le corps en charge de la régulation des médias électroniques (REM) leur a donné raison, laissant 24 heures aux médias pour cesser la diffusion de ce clip électoral. Selon le REM, les messages politiques "ne peuvent pas contenir de prises de position ou d'images pouvant être considérées comme insultantes". La Serbie, où plus de 80% des 7,1 millions d'habitants sont des chrétiens orthodoxes, est une société très traditionaliste, dont une large frange reste sujette à l'homophobie. Les deux dernières Gay Pride se sont déroulées sans incident, toutefois sous haute protection policière. Par le passé, elles ont été marquées par des violences, notamment en 2010 quand 150 personnes avaient été blessées. Les organisateurs ont noté une baisse significative des menaces des groupes de l'extrême droite, qui avaient conduit les autorités à interdire cette marche à plusieurs reprises dans le passé. Autre signe tangible de tolérance accrue, la récente nomination en 2016 au gouvernement d'Ana Brnabic, une ministre quadragénaire qui ne fait pas mystère de son homosexualité. (Belga)

Dans ce petit film, une foule s'en prend à Aleksandar Vucic, scandant "Pederu", une insulte homophobe particulièrement vulgaire en serbe. Le propos du clip est de montrer qu'Aleksandar Vucic serait en butte aux insultes violentes de ses adversaires. Mais la scène a fait réagir des organisations de protection des droits des homosexuels. Le corps en charge de la régulation des médias électroniques (REM) leur a donné raison, laissant 24 heures aux médias pour cesser la diffusion de ce clip électoral. Selon le REM, les messages politiques "ne peuvent pas contenir de prises de position ou d'images pouvant être considérées comme insultantes". La Serbie, où plus de 80% des 7,1 millions d'habitants sont des chrétiens orthodoxes, est une société très traditionaliste, dont une large frange reste sujette à l'homophobie. Les deux dernières Gay Pride se sont déroulées sans incident, toutefois sous haute protection policière. Par le passé, elles ont été marquées par des violences, notamment en 2010 quand 150 personnes avaient été blessées. Les organisateurs ont noté une baisse significative des menaces des groupes de l'extrême droite, qui avaient conduit les autorités à interdire cette marche à plusieurs reprises dans le passé. Autre signe tangible de tolérance accrue, la récente nomination en 2016 au gouvernement d'Ana Brnabic, une ministre quadragénaire qui ne fait pas mystère de son homosexualité. (Belga)