La cour a pris sa décision après dix heures de délibéré. Le procureur avait requis 16 ans de réclusion à l'encontre de l'homme d'affaires. Selon l'accusation, Arnaud Mimran, 49 ans, aurait été "le concepteur et le chef d'orchestre" de l'extorsion d'un richissime financier suisse auquel il avait donné rendez-vous à Paris le 15 janvier 2015. Présent sur le lieu de rendez-vous - où Mimran ne s'est pas rendu -, le trader suisse avait été enlevé par quatre hommes encagoulés et conduit dans un appartement du nord de Paris. Ses geôliers lui avaient fait acheter pour quelques millions d'euros de titres d'une société de droit américain, une "coquille vide" sans valeur, détenue de fait par Arnaud Mimran. Le trader avait été finalement libéré après presque six jours de séquestration. Arnaud Mimran a lui aussi été séquestré, 24 heures après le trader suisse, mais, selon l'accusation, il s'agissait d'une "mise en scène" pour faire craquer le financier suisse. Cinq autres personnes, accusées d'avoir participé à l'enlèvement et à l'extorsion du financier suisse, comparaissaient libres sous contrôle judiciaire devant la cour d'assises, dont l'ancien champion de boxe thaï Farid Khider. Deux de ces accusés dont l'ancien champion n'ont pas été reconnus coupables et ont été acquittés. Les trois autres accusés, dont un ne s'est pas présenté à l'audience, ont été condamnés à des peines de quatre ans à huit ans de prison. Un septième homme, un financier britannique renvoyé pour recel aggravé d'extorsion, s'est réfugié à Dubaï et était jugé par défaut. Il a été condamné à un an de prison. Arnaud Mimran aurait dû, lui aussi, comparaître libre après avoir fini début mai de purger sa peine de huit ans de prison pour une vaste escroquerie à la "taxe carbone" mais il a été mis en examen et incarcéré en avril dans deux dossiers anciens : l'enquête sur l'assassinat en 2011 de son ex-beau-père, le milliardaire Claude Dray, et celle sur le meurtre en 2010 d'une autre figure de l'affaire de la taxe carbone, Samy Souied. Arnaud Mimran nie toute implication dans ces deux dossiers. (Belga)

La cour a pris sa décision après dix heures de délibéré. Le procureur avait requis 16 ans de réclusion à l'encontre de l'homme d'affaires. Selon l'accusation, Arnaud Mimran, 49 ans, aurait été "le concepteur et le chef d'orchestre" de l'extorsion d'un richissime financier suisse auquel il avait donné rendez-vous à Paris le 15 janvier 2015. Présent sur le lieu de rendez-vous - où Mimran ne s'est pas rendu -, le trader suisse avait été enlevé par quatre hommes encagoulés et conduit dans un appartement du nord de Paris. Ses geôliers lui avaient fait acheter pour quelques millions d'euros de titres d'une société de droit américain, une "coquille vide" sans valeur, détenue de fait par Arnaud Mimran. Le trader avait été finalement libéré après presque six jours de séquestration. Arnaud Mimran a lui aussi été séquestré, 24 heures après le trader suisse, mais, selon l'accusation, il s'agissait d'une "mise en scène" pour faire craquer le financier suisse. Cinq autres personnes, accusées d'avoir participé à l'enlèvement et à l'extorsion du financier suisse, comparaissaient libres sous contrôle judiciaire devant la cour d'assises, dont l'ancien champion de boxe thaï Farid Khider. Deux de ces accusés dont l'ancien champion n'ont pas été reconnus coupables et ont été acquittés. Les trois autres accusés, dont un ne s'est pas présenté à l'audience, ont été condamnés à des peines de quatre ans à huit ans de prison. Un septième homme, un financier britannique renvoyé pour recel aggravé d'extorsion, s'est réfugié à Dubaï et était jugé par défaut. Il a été condamné à un an de prison. Arnaud Mimran aurait dû, lui aussi, comparaître libre après avoir fini début mai de purger sa peine de huit ans de prison pour une vaste escroquerie à la "taxe carbone" mais il a été mis en examen et incarcéré en avril dans deux dossiers anciens : l'enquête sur l'assassinat en 2011 de son ex-beau-père, le milliardaire Claude Dray, et celle sur le meurtre en 2010 d'une autre figure de l'affaire de la taxe carbone, Samy Souied. Arnaud Mimran nie toute implication dans ces deux dossiers. (Belga)